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Animatrice Sophie-Andrée Blondin
Audio fil du dimanche 9 avril 2017

150 ans de science au Canada : Pierre Dansereau, père de l’écologie moderne

Publié le

Pierre Dansereau au début des années 1940 portant le sarrau devant une carte du Québec
Pierre Dansereau au début des années 1940   Photo : Division des archives de l'Université de Montréal

À une époque où l'écologie n'était pas encore au goût du jour, Pierre Dansereau en avait déjà fait son cheval de bataille. René Audet, directeur de l'Institut des sciences de l'environnement de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), revient aux Années lumière sur l'œuvre scientifique de celui qui voulait « percer le paysage ».

Rapprocher les plantes de l’homme
Féru de botanique, Pierre Dansereau se lance dans un doctorat sur les rosiers sauvages méditerranéens. De cette étude naît chez lui la passion pour la phytosociologie, la sociologie des plantes, qu’il mettra également en œuvre pour étudier en détail les érablières.

Après sa thèse à l’Université de Montréal, et avant un long passage à l’Université Concordia, il sort un livre remarqué, en 1957 – Biogeography : An Ecological Perspective –, dans lequel il explore la biogéographie, soit la science de la répartition des êtres vivants dans l’espace. « Un livre qui représente son époque », indique René Audet, et qui contribue au rapprochement entre la biogéographie et l’écologie. Dans cet ouvrage, Pierre Dansereau introduit des facteurs humains dans l’analyse et évoque l’écologie humaine. Au moment de la sortie du livre, le chercheur a 46 ans, et sa pensée fait sa mue de la botanique vers l’écologie.

De l’érable à la forêt, Dansereau globalise sa pensée
« Le paysage est le souci de mon œuvre scientifique. […] Il faut alterner entre l’arbre et la forêt; regarder quel rôle peut jouer chaque espèce dans le turn-over des ressources. »

Le paysage devient son échelle d’étude de prédilection, et il s’engage. Rédigeant des articles dans des journaux à saveur écologique, « il ne s’est pas gêné pour affirmer son opinion », souligne René Audet.

Après son séjour new-yorkais, il revient au Québec pour y réaliser de grandes études en écologie humaine, scrutant le paysage de Mirabel ou des Îles-de-la-Madeleine.

Sa volonté a toujours été de décloisonner les sciences, de créer des passerelles entre les disciplines. Très reconnu au Brésil, il a laissé une marque encore sensible sur l’Institut des sciences de l’environnement de l’UQAM, un établissement à son image : « Très interdisciplinaire […], et sur le terrain », dit René Audet. Il y enseignera jusqu’à ses 93 ans (!).

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