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Louis-Philippe Leblanc animateur du 6 à 9
Audio fil du vendredi 12 janvier 2018

Huttérite, mennonite et amish : quelle différence?

Publié le

Le pasteur marche avec une femme dans une robe bleue qui tient un jeune enfant d'environ un an dans une allée au milieu d'une pelouse impeccable.
Le pasteur de la colonie avec une femme et un enfant quittant l’école pour se rendre à la cuisine communautaire.   Photo : Radio-Canada / TREVOR LYONS

Certains groupes religieux se font remarquer davantage en raison de leur mode de vie ou de l'habillement de leurs membres. Les huttérites, les mennonites et les amish sortent du lot notamment en raison de leur attachement aux traditions.

Il s'agit de trois groupes qui ont été fondés sur les mêmes bases, après la réforme protestante de Martin Luther en 1517. Ils font tous partie d'un mouvement inspiré par le travail du Suisse Ulrich Zwingli, la réforme radicale, qui a mené à la création du courant chrétien de l'anabaptisme.

C'est pourquoi on les appelle les anabaptistes, c'est-à-dire qu'on ne baptise que les adultes. Et parmi ces anabaptistes-là, on a mis l'accent sur, par exemple, retourner au christianisme primitif et c'est-là où va se développer l'idée de vivre en communauté fermée.

Alain Bouchard, chargé de cours, Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval

Trois mouvements toujours présents aujourd'hui émergeront de cette idéologie. Jakob Hutter fera la promotion d'une vie en communauté en Autriche dans les années 1530 et inspirera la création des Huttérites. Menno Simons ira plus loin et fera la promotion du pacifisme. De là naîtra l'église mennonite. Environ 150 ans plus tard, Jacob Amman proposera plus de rigueur et une plus grande séparation du monde. Ceux qui le suivront deviendront les amish.

Tous ces mouvements anabaptistes ont des thèmes communs. Ils mettent l'accent sur le retrait du monde, la vie communautaire, le partage, la démocratie et surtout le pacifisme.

Ces communautés ont traversé l'épreuve du temps. Même si elles conjuguent parfois mal la modernité, elles ne disparaîtront pas de sitôt.

« Ce qu'on remarque, c'est qu'elles sont en progression toujours constante. C'est sûr que le taux de natalité aide beaucoup, mais il y a une espèce d'attrait aussi », dit Alain Bouchard, chargé de cours à la Faculté de théologie et des sciences religieuses de l’Université Laval.

Alain Bouchard rappelle que le fait de se retirer de la vie moderne séduit encore et que ces groupes reçoivent également de membres qui se convertissent à leur religion.

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