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Annie Desrochers
Audio fil du lundi 12 février 2018

Assurances : s’exposer sur les réseaux sociaux, c’est renoncer à sa vie privée

Publié le

Un couple prend un égoportrait.
Un couple prend un égoportrait.   Photo : iStock

L'avènement des réseaux sociaux a rendu vulnérables toutes les personnes qui déposent des réclamations, croit l'avocate Sophie Mongeon, qui est spécialisée en droit des assurances.

« Parfois, quand on utilise les réseaux sociaux, on est un peu artisan de [son] propre malheur. Il faut être très prudent », dit-elle.

Elle rappelle qu’une demande de prestations d’invalidité implique que le bénéficiaire est incapable d’accomplir une activité rémunératrice, et que les photos et les vidéos publiées sur les réseaux sociaux peuvent parfois laisser croire que la personne est apte à travailler.

Sophie Mongeon souligne toutefois que seules les publications publiques peuvent servir de preuves en cas de litige, et non celles qui sont uniquement visibles par les amis ou la famille.

Pas de chasse aux sorcières

Selon Me Mongeon, les compagnies d’assurance n’ont pas le droit d'espionner les bénéficiaires. Pour mener une enquête ou une filature, elles doivent avoir de bonnes raisons de croire qu’une personne a commis une fraude. Souvent, ces enquêtes ont pour point de départ une dénonciation.

La maladie mentale, mal comprise

Malgré l’existence d’une jurisprudence, Sophie Mongeon estime que les assureurs vont souvent trop loin dans leurs démarches.

Elle croit qu’il existe encore beaucoup de préjugés et d’incompréhension autour de la maladie mentale. « C’est un problème de société. La maladie mentale est très subjective. C’est donc la crédibilité de la personne qui est prise en compte », affirme-t-elle.

C’est plus difficile de se faire indemniser dans des cas de maladie mentale.

Sophie Mongeon, avocate

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