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Annie Desrochers
Audio fil du mardi 6 février 2018

Un architecte français veut en finir avec les Jeux olympiques

Publié le

Les installations de biathlon à Pyeongchang
Les installations de biathlon à Pyeongchang   Photo : Getty Images / Jonathan Nackstrand

L'architecte français Marc Perelman n'aime pas les Jeux olympiques tels qu'ils sont aujourd'hui. Il a même lancé une pétition il y a plusieurs mois pour que Paris, Los Angeles et Budapest retirent leur candidature.

Seule Budapest s’est retirée de la course. Paris et Los Angeles ont respectivement obtenu les Jeux de 2024 et de 2028.

Marc Perelman reproche au Comité international olympique (CIO) de ne pas respecter sa propre charte.

La Charte olympique est une grande illusion.

Marc Perelman, architecte

Il souligne que cette charte stipule que les Jeux sont des compétitions entre athlètes, et non entre pays. « C’est une compétition qui, normalement, devrait être individuelle, mais qui se transforme en compétition entre nations », soutient-il.

Marc Perelman donne comme exemple l’époque de l’Union soviétique, où les Jeux olympiques servaient de terrain de lutte politique entre les deux grandes puissances.

Il mentionne également les Jeux de 1936 à Berlin, qui ont, selon lui, servi de préparation à la guerre pour les nazis : « Il s’agissait, pour les nazis, de montrer que le muscle allemand, le muscle nazi, était supérieur aux autres, et que les athlètes représentaient l’avenir nazi en quelque sorte. »

L’architecte souligne également les scandales de dopage, qui vont absolument à l’encontre de la Charte olympique. « Les Jeux olympiques se présentent comme l’exaltation du corps parfait, d'une âme saine dans un corps sain, mais le niveau de la compétition est tel, qu’aujourd’hui, sans dopage, il n’y aurait tout simplement pas de résultats records », pense-t-il.

Sans dopage, le sport, donc l’olympisme, n’existerait plus.

Marc Perelman, architecte

Marc Perelman critique aussi les conditions que le CIO impose aux villes et aux États qui accueillent les Jeux olympiques : « Ce sont des conditions absolument draconiennes, qui obligent la ville à faire complètement fi de sa souveraineté. Le CIO impose une série de procédures d’expropriations, de sécurisation juridique, etc. »

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