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Annie Desrochers
Audio fil du mercredi 13 septembre 2017

De l'espoir pour la réconciliation entre Montréal et les Autochtones

Publié le

Le nouveau drapeau de la Ville de Montréal arborant le pin blanc en son centre.
Le nouveau drapeau de la Ville de Montréal arborant le pin blanc en son centre.   Photo : Radio-Canada / Ville de Montréal

L'annonce de gestes concrets donne de l'espoir aux Premières Nations pour une réconciliation avec les non Autochtones, affirme Mélissa Mollen-Dupuis, cofondatrice d'Idle No More au Québec.

Mettre le pin blanc, un symbole très important pour les communautés mohawks, au centre du drapeau, ça a une valeur extraordinaire.

Mélissa Mollen-Dupuis

Le pin blanc est un arbre de la création pour les Mohawks, et cette idée d’un arbre géant est présente dans presque toutes les légendes autochtones au Québec, explique Mme Mollen-Dupuis. C’est un lien entre le monde réel et le monde spirituel.

La nécessité d’une réconciliation

Pour qu’il y ait demande de réconciliation, il faut nécessairement qu’il y ait eu rupture quelque part dans le passé, explique Annie Desrochers.

Pour Mélissa Mollen-Dupuis, la rupture date de la création de la Loi sur les Indiens, de la création des réserves et elle ne s'est pas améliorée avec les pensionnats.

La rupture vient de l’idée que nous existons seulement dans le passé.

Mélissa Mollen-Dupuis

La prise de conscience et de parole d’activistes autochtones a ramené les communautés autochtones dans la vue des citoyens canadiens.

Mélissa Mollen-Dupuis souligne que beaucoup de gens ont de la difficulté à croire toutes les politiques d’assimilation et de discrimination faites en leur nom par le gouvernement canadien.

[Les non Autochtones] prennent conscience du devoir de faire une réconciliation et veulent être à l’écoute des communautés autochtones qui ont des solutions, parce qu’ils travaillent là-dessus depuis des années.

Mélissa Mollen-Dupuis

Et à Montréal?

Les communautés autochtones sont extrêmement présentes dans les milieux urbains, mais peu de gens le savent, affirme Mme Mollen-Dupuis.

On est invisible. Ma mère me disait souvent que les gens pensaient qu’elle était chinoise, mon père, qu’il était espagnol ou cambodgien et moi, les gens pensent que je suis québécoise, mais on est autochtones.

Mélissa Mollen-Dupuis

Les Québécois et les Canadiens n'ont pas subi les mêmes politiques que les Autochtones et ça amène des différences qui rendent difficile l’intégration dans les milieux urbains, explique Mélissa Mollen-Dupuis.

Selon elle, il y a encore beaucoup de travail à faire, mais les gestes posés montrent qu’il y a de l’espoir pour le futur.

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