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Annie Desrochers
Audio fil du lundi 29 mai 2017

Montréal, ville nocturne racontée par une travailleuse du sexe

Publié le

Rose est une travailleuse du sexe dans l'un des nombreux salons de massage érotique de Montréal.
Rose est une travailleuse du sexe dans l'un des nombreux salons de massage érotique de Montréal.   Photo : Radio-Canada / Danny Braün

Le Grand Prix de formule 1 de Montréal arrive à grands pas, et comme chaque année, cet évènement attire non seulement les amateurs de course automobile, mais aussi des touristes qui viennent profiter de Montréal et de ses « nombreux plaisirs ». Rose, une travailleuse du sexe, est d'ailleurs venue s'installer à Montréal il y a cinq ans pour travailler dans cette industrie qui vend du « plaisir » et pour « pour expérimenter de nouvelles choses ». Elle parle des différentes réalités de son métier et de ce visage nocturne de Montréal au journaliste Danny Braün.

« Je pense que les gens viennent à Montréal parce que c’est différent, c’est une ville vraiment allumée », note celle qui travaille dans l’un des 220 salons de massage érotique de Montréal. Même si elle considère Montréal comme une ville ouverte, Rose déplore le mépris auquel doivent faire face les travailleuses du sexe, ainsi que le manque d'écoute, notamment de la part des policiers.

« Maintenant, c’est les clients qui sont criminalisés, et tout le monde autour. Ça nous met dans une position dangereuse parce que ça augmente les risques; les filles vont travailler toutes seules, et il y en a qui vont se faire ramasser par des personnes qui ne sont pas gentilles, affirme-t-elle. À ce moment-là, on ne peut même pas aller voir la police parce qu’il y a trop de stigmatisation avec notre travail. »

Malgré certaines difficultés qui entourent ce métier, Rose considère qu'elle fait du bien à ses clients, au-delà de l’aspect physique de la sexualité. « Je pense que tout le monde se sent seul maintenant dans le monde. On ne sent pas qu’on est écouté et on cherche des façons de passer à travers des épisodes difficiles de la vie et des épreuves », raconte-t-elle.

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