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Annie Desrochers
Audio fil du mardi 24 octobre 2017

Le centenaire de la révolution passe sous le radar en Russie

Publié le

Peinture de 1935 illustrant la première apparition de Lénine lors d'une rencontre des bolcheviks à Pétrograd, le 25 octobre 1917
Peinture de 1935 illustrant la première apparition de Lénine lors d'une rencontre des bolcheviks à Pétrograd, le 25 octobre 1917   Photo : Musée historique d'État de Moscou / Konstantin Youon

Il y a 100 ans, les bolcheviks s'emparaient du pouvoir en Russie pour instaurer un régime marxiste. C'est un événement qui a profondément marqué le 20e siècle, mais qui est à peine commémoré aujourd'hui en Russie, nous explique l'analyste François Brousseau.

Pourtant, indique-t-il, le président Vladimir Poutine est lui même un produit du régime soviétique : « C’est un pur produit russe dans la lignée autoritaire des tsars et du communisme. C’est un enfant du système soviétique, qui a fait partie du KGB. »

Pourquoi alors le président russe est-il si peu enclin à l’idée de célébrer cet héritage? « Dans "révolution russe", il y a le mot "révolution", un mot que Vladimir Poutine n’aime pas », explique François Brousseau en soulignant que l’homme d’État a déjà condamné plusieurs révolutions, comme celle en Ukraine et le printemps arabe.

Vladimir Poutine, c’est un adepte de la stabilité.

François Brousseau, analyste

L’analyste rappelle également que Vladimir Poutine a réhabilité la monarchie et l’Église orthodoxe en Russie. « Le tsar Nicolas II a été réhabilité, canonisé. On a même instauré un culte autour de sa personne », souligne-t-il. Et il ajoute que l'Église est une fidèle alliée de son régime.

L’Église orthodoxe, les tsars, le communisme, Lénine, Staline, Poutine, on peut voir une continuité là-dedans. C'est l’État autoritaire, paternaliste, qui se méfie de la démocratie et qui croit que les Russes ont besoin d’une bonne poigne de fer pour être gouvernés.

François Brousseau, analyste

On retrouve toujours des symboles du communisme en Russie, mais ils cohabitent aujourd’hui avec ceux de l’Église et de la monarchie. « Vladimir Poutine lui-même parle de la nécessité de la réconciliation entre ces héritages contrastés », précise François Brousseau.

Il souligne que le Parti communiste est toujours actif en Russie et qu'il obtient bon an mal an de 12 à 20 % des votes aux élections. Bien qu’il représente le principal parti d’opposition, il se range souvent derrière le gouvernement Poutine. Sauf en ce qui a trait à la commémoration de la révolution de 1917, pour laquelle il prône de plus grandes célébrations.

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