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Annie Desrochers
Audio fil du mercredi 18 octobre 2017

Les taxis de Montréal liés depuis toujours à l'économie de la ville

Publié le

Un chauffeur de taxi à côté d'une ligne de taxis
Un chauffeur de taxi à côté d'une ligne de taxis   Photo : Archives de Radio-Canada

La vigueur de l'industrie du taxi à Montréal va de pair avec le dynamisme de l'économie de la ville, explique l'historien Jean-François Nadeau.

Le taxi est le reflet de la vitalité d’une ville.

Jean-François Nadeau

Plus de 3000 taxis roulaient dans les rues de Montréal en 1929, plus de 20 ans après la délivrance du premier permis de taxi. C’était à l'époque des Années folles, une période qui s'est terminée lors du fameux jeudi noir, le jour du krach boursier.

« En quelques mois seulement, tout va s’effondrer », précise Jean-François Nadeau. Les chauffeurs de taxi peinaient alors à atteindre le seuil du salaire légal minimum de 11,25 $ par semaine.

Un regain économique entraîné par le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale a permis aux chauffeurs de remonter la pente.

Tout conflit augmente la vitalité économique.

Jean-François Nadeau

À partir des années 50, l’entrée des Montréalais dans une société de consommation a poussé l’industrie du taxi dans une nouvelle ère. Il y avait 4290 taxis pour environ 1,2 million d’habitants. En comparaison, Chicago, avec sa population trois fois plus grande, comptait 1000 taxis de moins.

Les femmes et les Haïtiens débarquent

Les femmes ont fait leurs débuts au volant des taxis dans les années 50. Ce fut la panique dans l’industrie, et les journaux de l’époque ont qualifié d'invasion l’arrivée de cette douzaine de nouvelles chauffeuses.

La montée au pouvoir des Duvalier en Haïti a poussé certains habitants du pays à s’exiler à Montréal. Ces derniers ont voulu eux aussi prendre leur place derrière le volant des taxis montréalais, mais ont rencontré beaucoup d’obstacles pour s’intégrer.

 

Sur le même thème : Chroniques de Jean-François Nadeau

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