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Annie Desrochers
Audio fil du mercredi 13 septembre 2017

L’ardoise, des mines de Richmond aux toits de Montréal

Publié le

Maison avec un toit d'ardoise
Maison avec un toit d'ardoise   Photo : Radio-Canada

Symbole d'une époque révolue, l'ardoise des toits de Montréal ne provient pas d'Europe comme beaucoup le croient, affirme l'historien Jean-François Nadeau, mais bien des mines de Richmond, en Estrie.

Presque 100 % des toits d'ardoises de Montréal viennent de Richmond.

Jean-François Nadeau

Les travailleurs des mines à ciel ouvert de Walton et de Rockland, entre autres, extrayaient l’ardoise puis l’envoyaient aux artisans de la grande ville.

À partir de 1850, la construction de grands tronçons de chemins de fer a permis le transport de l’ardoise brute, très lourde, vers Montréal.

L’ardoise a été à la mode de 1850 à 1920, précise Jean-François Nadeau. Comme ce matériau a une durée de vie incroyable, ceux qui se promènent dans le Vieux-Montréal, sur la rue Saint-Denis et dans Le Plateau-Mont-Royal peuvent encore en apercevoir aujourd'hui sur les toits.

Certains toits d’ardoises en Europe sont encore en place, 800 ans après leur installation.

Un signe de richesse?

Aujourd’hui, les toits d’ardoises sont perçus comme une richesse d’une autre époque, très cher en raison de sa durée de vie, explique Jean-François Nadeau.

Parce que c’est une pratique qui s’est perdue, on a l’impression que c’est très, très coûteux. On imagine les toits d’ardoises dans des quartiers immensément riches sur des demeures cossues. […] Dans l’esprit populaire, c’est quelque chose qui est associé à une certaine richesse.

Jean-François Nadeau

Pourtant, l’entretien de ces toits et très facile et ces derniers durent très longtemps, affirme Jean-François Nadeau.

« Levez les yeux et regardez la quantité de toits qui sont encore en ardoise », affirme-t-il.

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