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Annie Desrochers
Audio fil du mercredi 6 décembre 2017

Un pont-tunnel aux dépens d’un village

Publié le

Photo en noir et blanc sur laquelle on voit plusieurs hommes en complet-cravate portant un casque de construction, à l'intérieur du tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine
Visite du pont-tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine lors de sa construction, en 1966.   Photo : Radio-Canada

Il y a 50 ans, le pont-tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine voyait le jour. Il y a 50 ans, le village de Longue-Pointe disparaissait, nous rappelle l'historien Jean-François Nadeau.

Pour construire ce lien entre les deux rives du Saint-Laurent, il a fallu raser l’une des plus vieilles agglomérations de Montréal. Plus de 300 bâtiments sont alors détruits, dont certains datent de la Nouvelle-France, raconte l’historien.

Lorsqu’il lance son projet de pont-tunnel en 1962, le gouvernement fédéral souhaite limiter les coûts. C’est pourquoi il choisit le tracé qui passe par Longue-Pointe, en dépit des conséquences pour les villageois, indique Jean-François Nadeau.

C’est aussi pour cette raison que le gouvernement décide de construire un tunnel plutôt qu’un pont. « On a utilisé une technique qui a été développée en 1957 à Vancouver : des caissons lourds qu’on va submerger », explique Jean-François Nadeau.

Il précise que sept caissons de 32 000 tonnes chacun sont utilisés pour former le tunnel : « La pression de l’eau fait en sorte que les caissons peuvent se coller les uns aux autres le temps qu’on installe un joint fixe de béton pour rendre le tout étanche. »

Selon Jean-François Nadeau, le pont-tunnel aurait coûté au total 74 millions de dollars, dont 90 % auraient été assumés par Ottawa.

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