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L'animateur Mathieu Dugal
Audio fil du samedi 30 décembre 2017

Quand l’usurpation d’identité finit bien

Publié le

Un dessin montrant deux téléphones intelligents anthropomorphiques sur le point de s'enlacer.
Toutes les histoires d'horreur ne finissent pas mal. C'est ce qu'Emma Perrier a découvert en testant une application de rencontres en 2015.   Photo : iStock

Le web pullule d'histoires d'horreur en lien avec l'usurpation d'identité. En cette période des fêtes, Pascale Harrison-Julien a toutefois préféré parler d'une histoire avec une fin heureuse. Voici comment une certaine Emma Perrier a failli finir le coeur brisé à cause d'un usurpateur.

Il était une fois, dans la triste banlieue de Londres, une jeune femme qui était fatiguée de penser à sa peine d’amour. Cette femme est Emma Perrier, alors âgée de 33 ans, gérante d’un café et à la recherche de sa prochaine flamme.

Son horaire chargé l’empêchant de rencontrer facilement d’autres personnes, elle fait ce que tout célibataire moderne et branché ferait dans sa situation : elle se tourne vers les applications de rencontres.

C’est sur Zoosk qu’elle fait la rencontre de celui qui va changer sa vie pour les prochaines années. Italien expatrié en Angleterre aux allures de mannequin, cheveux bruns parfaitement coiffés, visage angulaire et charmeur. Un simple message dans la boîte de messagerie d’Emma lui confirme qu’il est intéressé. Son nom : Ronaldo Scicluna ou « Ronnie ».

« Ils échangent par messagerie à toute heure du jour, mais aussi au téléphone, raconte Pascale Harrison-Julien. Elle est charmée, le trouve drôle, mature, attentionné. Il n’y a qu’un problème : Ronnie n’existe pas. »

Du rêve au cauchemar

C’est en cherchant l’origine de la photo utilisée par Ronnie qu’elle apprend que celui qui tente de la séduire depuis des semaines est un imposteur. Lorsqu’elle découvre le pot aux roses, Emma a du mal à s’en remettre.

Elle parvient à retrouver l’homme de la photo et elle le contacte pour le prévenir que quelqu’un usurpe son identité.

C’est à ce moment que l’histoire prend un virage inattendu. L’homme sur la photo est un Turc du nom d’Adem Guzel et, à force de correspondre avec lui, Emma l’apprécie de plus en plus. Adem ressent la même attirance et, bientôt, il emménage à Londres pour vivre avec Emma.

Deux ans plus tard, ils vivent toujours heureux, mais n’ont pas d’enfants.

Une leçon apprise à la dure

Et de son côté, Ronnie l’usurpateur, qui se nommait en réalité Alan, a appris la leçon après que les tabloïds anglais l'eurent humilié publiquement en apprenant cette histoire. Il dit avoir mal dormi et avoir eu des conversations difficiles avec son employeur et avec sa fille.

À la suite de cette histoire, il a cessé de mentir en ligne et a rencontré l’amour à son tour. « Une Européenne plus jeune qu’Emma », a-t-il raconté au magazine The Atlantic.

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