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L'animateur Mathieu Dugal
Audio fil du samedi 7 octobre 2017

Transhumanisme : une mince ligne entre santé et optimisation corporelle

Publié le

Une photo de Dominique Leclerc dans le studio de La sphère.
Dominique Leclerc s'est intéressée au transhumanisme puisqu'elle souffre de diabète de type 1 et qu'elle espérait trouver une meilleure solution technologique à ses ennuis de santé que son glucomètre actuel.   Photo : Radio-Canada / Karl-Philip Vallée

La transformation du corps humain à l'aide de prothèses et de différents appareils électroniques n'est pas nouvelle. Néanmoins, elle pose des questions éthiques et morales qui sont fondamentales. Préoccupée par l'absence de débat et la faible compréhension des enjeux sur ce sujet dans son entourage, Dominique Leclerc a choisi de créer la pièce de théâtre documentaire Post Humains, présentée jusqu'au 14 octobre à l'Espace Libre.

« Le point de départ du spectacle, c’est que je suis diabétique de type 1. Je suis donc dépendante de la technologie », explique celle qui joue aux côtés de Didier Lucien dans Post Humains. « J’ai un glucomètre qui semble sorti des années 1980 et qui n’est ni pratique ni efficace. Je suis donc partie à la recherche [de solutions de rechange] dans les milieux des cyborgs et du biohacking [NDLR : biologie participative en français] », ajoute-t-elle.

Bien que Mme Leclerc se soit intéressée à l’amélioration du corps humain par la technologie pour ses vertus curatives, elle mentionne que ce n’est pas le cas de tout le monde et qu’elle s’est elle-même laissée influencer par d’autres adeptes de ce courant.

« La ligne entre le curatif et l’amélioratif est impossible à tracer. C’est vraiment ça, le problème, indique Dominique Leclerc. Mon point de départ est curatif, mais j’ai versé de l’autre côté. »

Elle donne l’exemple du premier congrès des cyborgs, organisé à Düsseldorf, en 2015. « J’y étais pour mon diabète, mais j’ai été tentée par autre chose, puisque les prothèses qui sont présentées comme étant un moyen de retrouver une forme de normalité dépassent maintenant ce que l’humain est capable de faire. On en vient donc à envier certaines de ces prothèses. »

Résultat : Dominique Leclerc en est venue à se faire implanter une puce d’identification par radiofréquence (RFID) dans la main.

En commettant cet acte, mon intention était de passer de l’observation à l’expérimentation. Je voulais aussi attirer l’attention sur le fait qu’il y a une absence totale de débat par rapport à ça.

Dominique Leclerc, comédienne et auteure de la pièce de théâtre documentaire « Post Humains »

La puce en question lui permet de déverrouiller des portes, d’allumer des lumières et de se connecter à un ordinateur sans avoir à entrer de mot de passe. Des opérations qui seraient banales si elles n’étaient pas commandées par cette puce de la taille d’un grain de riz insérée dans sa main. « C’est anodin; c’est même un peu gadget. Très bientôt, on va en rire », conclut-elle.

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