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L'animateur Mathieu Dugal
Audio fil du samedi 23 décembre 2017

Catfish : une vision avant-gardiste de notre relation malsaine avec Facebook

Publié le

Une illustration montrant un robot tenant un visage humain sur un carton posé au bout d'un bâton.
En ligne, on peut aisément se faire tromper par une personne qui prétend être quelqu'un d'autre.   Photo : iStock / Aleutie

« Constamment, on est dans une création fantasmée de qui on est. On se crée un personnage de fiction, avec plus ou moins de vrai et de faux. Ce film raconte à quel point cela peut leurrer les autres. » La critique de cinéma Helen Faradji s'étonne de la pertinence, 10 ans plus tard, du docu-fiction Catfish sur la vie rêvée que l'on projette en ligne.

Ce film a été présenté en tant que documentaire en 2010 au festival de Sundance. L'action se déroule en 2007 dans ce docu-fiction mettant en scène un photographe new-yorkais qui tombe amoureux de la demi-sœur d’une admiratrice du Michigan, avec qui il entretient une relation épistolaire par Facebook. On apprend au fur et à mesure que le film progresse que la personne avec qui il converse est en fait une mère de famille qui s’ennuie.

Ce qui est hallucinant, c’est que cela nous parle de ce que nous vivons encore aujourd’hui, soit cette façon que nous avons d’utiliser les réseaux sociaux pour nous construire une persona.

Helen Faradji

Avec le temps, on a appris que le film était un docu-fiction, c’est-à-dire que l’histoire a été montée de toute pièce. Son propos reste pertinent, juge la critique, parce qu’il « préfigurait les fausses nouvelles, cette façon de prendre [les informations trouvées sur] Internet pour la vérité absolue sans se questionner ». Le film montre aussi que « les mécanismes de protection ou de questionnement qu’on peut avoir par rapport à ce qui se passe sur Internet sont quand même assez limités ».

Finalement, « c’est un film qui parle vraiment très bien de notre relation contemporaine à ces nouveaux outils qui peuvent nous amener sur des chemins qui ne sont pas nécessairement très bons pour nous », conclut-elle.

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