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Animateur Nicolas Ouellet
Audio fil du samedi 15 avril 2017

L'école idéale réinventée par trois jeunes enseignants

Publié le

Catherine Ouellette, 27 ans enseignante au primaire à l’école alternative l’Élan. Maxime Vinet-Béland, 31 ans, enseignant en adaptation à la Commission scolaire de Montréal. Vicky Fleurent, 29 ans, enseignante en univers social à l’école secondaire Paul-Gérin-Lajoie-d’Outremont.
Catherine Ouellette, 27 ans enseignante au primaire à l’école alternative l’Élan. Maxime Vinet-Béland, 31 ans, enseignant en adaptation à la Commission scolaire de Montréal. Vicky Fleurent, 29 ans, enseignante en univers social à l’école secondaire Paul-Gérin-Lajoie-d’Outremont.   Photo : Radio-Canada / Stéphanie Dufresne

Les enseignants sont les mieux placés pour réinventer l'école, puisque ce sont eux qui la font au quotidien. Trois jeunes, Catherine Ouellette, 27 ans, Maxime Vinet-Béland, 31 ans, et Vicky Fleurent, 29 ans, réagissent au projet de Lab-école, par lequel le ministre de l'Éducation donne les clés de l'innovation scolaire aux vedettes Ricardo Larrivée, Pierre Lavoie et Pierre Thibault.

« Je déplore qu’on n'ait pas pris la peine dès le départ de demander aux enseignants ce qu’ils auraient à proposer », lance d’emblée Vicky Fleurent, enseignante en univers social à l’École secondaire Paul-Gérin-Lajoie-d’Outremont. Maxime Vinet-Béland observe pour sa part un désinvestissement du gouvernement dans le secteur public. « On manque de ressources pour accomplir notre mission de base, qui est d’instruire nos enfants. »

Catherine Ouellette, qui enseigne à l’école alternative, y voit une source d’inspiration pour un renouveau du modèle éducatif. Elle trouve toutefois repoussantes les conditions instables auxquelles se heurtent les jeunes enseignants qui entament leur carrière : 25 % d’entre eux quittent leur emploi avant d’avoir franchi le cap des cinq ans de métier.

« Le travail de prof, c’est d’abord et avant tout un travail, rappelle Maxime Vinet-Béland. Ce n’est plus une vocation, on n’est plus à l’époque d’Émilie Bordeleau, dans le bois à mettre une bûche dans le poêle! »

Et s’ils pouvaient inventer leur école de rêve?

Alternative, spécialisée et technologique
L’école alternative est déjà un modèle qui convient bien comme école idéale. J’engagerais des spécialistes de plus en orthopédagogie et en psychoéducation, notamment. Je trouverais du matériel de plus, surtout pour l’enseignement des technologies, c’est vraiment délaissé dans les écoles. Et je rendrais les tableaux blancs numériques fonctionnels.

Catherine Ouellette

Bien financée et publique

Mon école idéale, à la base, c’est une école qui est financée. C’est une école qui a les moyens de ses ambitions. C’est une école qui est publique.

Maxime Vinet-Béland

Souple, accueillante et verte
Mon école, elle serait souple, elle serait lente. Au régulier, ça va vite, il y a beaucoup d’élèves. La cloche sonne, ils sont en retard et on les pénalise sévèrement. J’aimerais qu’on laisse les enfants être des enfants.

Je voudrais aussi que l’école soit un milieu de vie. Je vois ça comme une école communautaire, que les parents, les voisins y aient leur place. Dans ma tête, la maison des jeunes, ça devrait être l’école. Ils ne devraient pas être découragés de venir, avoir hâte de partir. Ils devraient se sentir chez eux. Je verrais des espaces ouverts, lumineux, avec différents types de sièges et de tables.

Mon école, elle serait verte. Le développement durable est un grand enjeu, on doit éduquer nos élèves à ce sujet-là. À quand le compost, l’agriculture à l’école?

Vicky Fleurent

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