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Éric Gagnon
Audio fil du vendredi 9 février 2018

Libre-échange : les entreprises du KRTB aux aguets

Publié le

Les drapeaux canadien, mexicain et américain.
Autant la précédente ronde de négociations de l'ALENA a été houleuse, autant celle qui s'est terminée mardi a été calme.   Photo : Reuters / Edgard Garrido

Le premier ministre Justin Trudeau est en voyage aux États-Unis jusqu'à samedi pour parler des avantages de l'ALÉNA à des intervenants de haut niveau. Alors que le Canada négocie plusieurs accords de libre-échange, quel est l'état d'esprit des entreprises exportatrices et importatrices du KRTB?

Un reportage de Jérôme Lévesque-Boucher

Selon l'économiste Ianik Marcil, le moindre changement aux différents tarifs pourrait mettre en jeu des contrats, des emplois et des projets à venir pour les entreprises.

Ce sont surtout les petites et moyennes entreprises qui pourraient en souffrir. Comme elles ont les reins moins solides et que leurs relations avec l'extérieur sont moins enracinées, leur développement pourrait être compromis.

Ianik Marcil, économiste indépendant

Un avis partagé par Brigitte Pouliot, directrice générale de la Société d'aide au développement de la collectivité (SADC) du Kamouraska.

Ce qu'on sait, c'est qu'il risque d'y avoir une période de 6 mois d'ajustements. Ce n'est pas beaucoup pour se revirer de bord. Il faudra que les entreprises soient agiles parce que c'est la marge de profit qui peut y passer.

Brigitte Pouliot, directrice générale de la Société d'aide au développement du Kamouraska

Toutefois, Brigitte Pouliot rappelle qu'en affaires, un défi doit toujours être vu comme une opportunité. Les accords de libre-échange sont loin d'être parfaits, selon elle, et des opportunités d'affaires pourraient en naître, peu importe si les négociations mènent à un accord ou un échec.

De son côté, le directeur général de la Chambre de commerce de Kamouraska-L'Islet, Luc Forgues, affirme que les entrepreneurs de la région demeurent aux aguets. Il mentionne que les alternatives aux marchés américains et mexicains sont rares pour le moment puisque l'Union Européenne et l'Asie sont aussi en négociation avec le Canada pour un accord de libre-échange.

Les entreprises prennent ça au sérieux, oui, mais on attend de voir ce qui va en découler. Je pense que les Américains doivent prendre en considération que le marché canadien leur est très profitable, que ce soit pour des produits ou de la main-d'œuvre.

Luc Forgues, directeur général de la Chambre de commerce de Kamouraska-L'Islet

Pour l'économiste Ianik Marcil, il n'y a actuellement aucun remède miracle pour les entreprises. « Il leur faut signer des accords ponctuels avec leurs partenaires extérieurs. Sauf que si des tarifs explosent, ils n'auront pas le choix de les payer, de part et d'autre de la frontière.

Justin Trudeau revient au Canada samedi. Reste à voir s'il aura su se montrer convaincant.

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