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Alain Gravel
Audio fil du jeudi 8 février 2018

Hausse des agressions contre les enseignants : témoignage d'une victime

Publié le

Un enseignant se fait menacer par un élève.
Le nombre d’enseignants victimes de violence à l’école a augmenté de près de 50 % au cours des dix dernières années.   Photo : iStock / AH86

Le nombre d'enseignants victimes de violence à l'école a augmenté de près de 50 % au cours des 10 dernières années, publie jeudi Le Devoir. Parfois, les séquelles peuvent durer très longtemps. C'est le cas pour Michel Laforge, un professeur qui s'est sorti d'un complot visant à le tuer et qui souffre, encore aujourd'hui, d'un choc post-traumatique.

Le monde de Michel Laforge a basculé il y a environ 20 ans. « Avant de partir pour un congé, je suis sorti de l’école. Il y avait plein de voitures de police. Un jeune d’un gang de rue a dénoncé [le complot pour meurtre] à la police. Les policiers étaient présents en guise de protection », raconte-t-il.

Ce n’est qu’en revenant de ses vacances que la direction de son école lui a annoncé qu’un élève de quatrième secondaire avait élaboré un plan pour le tuer, qui avait échoué.

Quand j’ai reçu la nouvelle… Ce que j’ai ressenti, c'était plus grand que la peur. C’était inquiétant. J’avais très très peur.

Michel Laforge

Michel Laforge a été rencontré et soutenu dans cette épreuve par son syndicat, mais il dit n’avoir reçu aucun soutien de la direction de son école.

« Je n’ai pas senti d’appui. Pendant que j’étais parti, la direction faisait des réunions et parlait dans mon dos. C’est épouvantable. J’ai été largué. C’est mon syndicat qui m’a pris en main et qui m’a invité à consulter la CSST », soutient M. Laforge.

Séquelles

Ça a pris plus de trois ans de psychothérapie à Michel Laforge pour apprendre à vivre avec sa nouvelle condition, celle d’un choc post-traumatique.

Un choc post-traumatique, ça ne part pas. On vit avec. Il y a quelques années, un événement est survenu avec un élève et ça m’est revenu. Ça dort et ça se réveille. [...] C’est tout le temps présent. Moindrement qu’un événement violent se produit dans mon école, je tombe en "hypervigilance". C’est automatique, c’est la survie.

Michel Laforge

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