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Alain Gravel
Audio fil du vendredi 22 décembre 2017

Il souhaite aider des camionneurs marqués à vie par des accidents

Publié le

Le camion de Patrick Forgues à la suite de l'impact.
Le camion de Patrick Forgues à la suite de l'impact.   Photo : Radio-Canada / Régis Desrosiers

Depuis qu'un homme s'est enlevé la vie au passage de son poids lourd, le camionneur Patrick Forgues n'est plus apte à exercer son métier. Avec l'aide de sa conjointe, il souhaite sensibiliser la population à la détresse des routiers.

La vie de Patrick Forgues a chaviré le 18 février 2013. À la fin de sa journée de travail, il circulait sur l’autoroute lorsqu’il a aperçu une voiture immobilisée en bordure de la voie rapide.

Lorsque j’étais à cent pieds de l’auto, l’homme a ouvert sa portière et a sauté devant mon véhicule. Ça a été un gros impact. L’homme est mort sur le coup. J’ai eu le réflexe de débarquer et d’offrir les premiers soins.

Patrick Forgues

Patrick Forgues se souvient d’avoir appelé son employeur. Ce dernier s’est déplacé sur les lieux du drame et a conduit son employé à l’hôpital.

J’étais un corps sans esprit.

Patrick Forgues

Patrick Forgues a été hospitalisé une nuit. Le lendemain, il est retourné voir son employeur. Voyant son état, celui-ci a refusé de lui faire reprendre la route. Patrick Forgues se considère chanceux d’avoir un employeur compréhensif.

Il a tenté de retourner derrière le volant il y a deux ans. « Je n’étais pas là. Je roulais, mais je n’étais plus là. J’étais un danger public. Il y en a combien d’hommes dans cet état-là au Québec? » se questionne-t-il.

Détresse taboue

Patrick Forgues n’est plus camionneur. Il arrive à conduire sa voiture grâce aux médicaments qu'il prend. Il souffre de crises de panique, de crises d’angoisse et vit beaucoup d’isolement.

Loin d’être le seul dans sa situation, il espère obtenir une aide financière du ministère des Transports du Québec (MTQ) pour mener un projet pilote auprès de routiers comme lui.

Lui et sa conjointe ont mis sur pied une organisation bénévole. Ils ont déjà rencontré une centaine de camionneurs en détresse.

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