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Alain Gravel
Audio fil du vendredi 24 novembre 2017

Les résultats d’une étude sur la violence conjugale, remis en question

Publié le

Une personne est assise par terre et une autre personne au premier plan a le poing serré.
La violence bidirectionnelle doit être différenciée de la violence conjugale.   Photo : iStock

Une étude réalisée par le Centre d'étude sur le trauma de l'Institut universitaire en santé mentale révèle que plus du tiers des jeunes couples sont exposés à de la violence physique à l'intérieur de leur relation; des résultats remis en question par Manon Monastesse, directrice de la Fédération des maisons d'hébergement pour femmes, qui rappelle qu'il faut départager la violence bidirectionnelle de la violence conjugale.

La violence bidirectionnelle est un conflit de couple dans lequel des gestes de violence sont utilisés de part et d’autre, explique Manon Monastesse. Dans un cas de violence conjugale, elle précise que le conjoint prend le contrôle sur l’autre conjoint pour le dominer.

Ce n’est pas la même situation. [...] En violence conjugale, la violence s’inscrit dans un cycle où la violence et la gravité seront exacerbées. Ça peut mener à l’homicide. Dans ce contexte, ce sont presque uniquement des hommes qui utilisent la violence pour dominer la conjointe.

Manon Monastesse

Pour appuyer son propos, Mme Monastesse met en lumière les statistiques compilées par le ministère de la Sécurité publique du Québec dans lesquelles les femmes composent 85 % des victimes.

Jamais on ne devrait utiliser la violence pour régler les conflits. Mais la conséquence n’est pas la même. C’est important de faire la différence [entre les violences bidirectionnelle et conjugale]. Souvent, dans les cas d’homicide, on n’a pas [réussi] à départager une chicane de couple et une situation de violence conjugale, où il y avait un rapport de domination dans le couple.

Manon Monastesse

Problème de société

Manon Monastesse considère que la violence conjugale est un problème sociétal.

On l’a vu dernièrement avec les dénonciations des agressions sexuelles au Québec et dans le monde. C’est un grave problème de société. On parle de pandémie. [...] La violence conjugale est la première cause de décès chez les jeunes femmes de 18 à 24 ans.

Manon Monastesse

Plus de 15 000 infractions criminelles sont perpétrées dans un contexte conjugal chaque année au Québec, conclut Manon Monastesse.

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