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Alain Gravel
Audio fil du jeudi 23 novembre 2017

L’écriture inclusive, un débat réglé il y a 40 ans au Québec, selon Marie-Éva de Villers

Publié le

Dictionnaire
Le français   Photo : iStockPhoto

Si le débat sur l'écriture inclusive fait couler beaucoup d'encre en France, au Québec, la question a été réglée il y a 40 ans, souligne la docteure en linguistique et auteure du dictionnaire Multi, Marie-Éva de Villers. Et elle ne croit pas que ce type d'écriture soit adopté ici.

L’écriture inclusive discutée en France prône une graphie qui permet d’assurer une égalité des représentations entre les femmes et les hommes. Par exemple, il faudrait écrire « À tout.e.s mes ami.e.s musicien.ne.s ».

L’Académie française s’oppose à cette révolution de la langue de Molière. Au Québec, l’écriture inclusive passe plutôt par la féminisation des titres, et ce, depuis plusieurs décennies. À l’époque terminologue à l’Office québécois de la langue française (OQLF), Marie-Éva de Villers s’était vue confier la tâche de statuer sur la question à la fin des années 1970.

On m’avait demandé de répondre à une question de l’Assemblée nationale à savoir si les femmes élues pouvaient être nommées Mme la députée, Mme la première ministre et Mme la présidente.

Marie-Éva de Villers

L’avis officiel de l’OQLF, publié en 1979, recommandait d’écrire les titres féminisés au long, plutôt que d’utiliser la barre oblique, les parenthèses ou le point médian.

Des modifications à prévoir?

Marie-Éva de Villers ne croit pas que l’écriture inclusive, favorisant l’utilisation du point médian, sera adoptée au Québec.

La langue reflète la société. On la fait en féminisant les titres de fonction. Il était anormal qu’on dise Mme le ministre, d’autant plus que le terme se féminise très facilement. Il est souhaitable de refléter les formes féminines, mais on le fait déjà par les procédés normaux de l’écriture.

Marie-Éva de Villers

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