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Alain Gravel
Audio fil du jeudi 23 novembre 2017

L’extrême gauche, un mouvement en croissance, selon un expert

Publié le

Photo prise lors d'une manifestation
Des manifestants lors d'une manifestation   Photo : Radio-Canada / Maxime Corneau

Les groupes d'extrême gauche multiplient la revendication d'assauts, révèle, jeudi, le quotidien La Presse. Un phénomène qui n'est pas nouveau, mais qui est en augmentation, confirme Michel Juneau-Katsuya, expert en sécurité nationale et ex-agent du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS).

Ça existe depuis plusieurs années, malheureusement. Quand on regarde les statistiques, c’est assez troublant. Depuis le 11 septembre 2001, les extrémistes islamiques n’ont pas réussi à faire sauter aucune bombe au Canada. Malgré tout, les extrémistes de gauche ont réussi à faire sauter plus de 30 bombes.

Michel Juneau-Katsuya

Ces événements se sont produits au Québec, en Ontario, en Alberta et en Colombie-Britannique, et ont notamment été perpétrés par des personnes anti-establishment, anti-G7 et G8, des écolos radicaux et des anti-Bloc québécois, énumère Michel Juneau-Katsuya.

Couverture médiatique

Michel Juneau-Katsuya déplore la couverture médiatique réservée au mouvement de l’extrême gauche, mais salue la publication d’un reportage, jeudi matin, sur le sujet.

Malheureusement, la couverture médiatique, alertée par les massacres comme on a vu en Europe, a amené un certain biais sur ce qui se passe.

Michel Juneau-Katsuya

La montée du populisme américain et la montée de l’extrême droite au Québec ont attiré l’émergence d’actions plus fréquentes de l’extrême gauche. « Ce mouvement devient une partie du problème, et non la solution », poursuit M. Juneau-Katsuya.

Un extrémiste est un extrémiste, peu importe son message. Il faut surveiller tout autant la gauche que la droite. Les deux éléments ont un effet déstabilisateur dans la société. Ils peuvent se nourrir l’un et l’autre de leurs actions et courants idéologiques pour se justifier. Les deux font la promotion et l’utilisation de la violence. Pour notre société démocratique, c’est totalement inacceptable.

Michel Juneau-Katsuya

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