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Alain Gravel
Audio fil du mardi 14 novembre 2017

Des produits chimiques responsables de la baisse du QI chez les enfants?

Publié le

Cerveau
Cerveau   Photo : iStock

La diffusion du documentaire Demain, tous crétins? sur la chaîne franco-allemande ARTE fait jaser en Europe. Son propos? Depuis 20 ans, le quotient intellectuel (QI) des enfants diminue constamment en raison des perturbateurs endocriniens présents dans l'environnement. Est-ce vrai? Oui, le QI a diminué, souligne la toxicologue Élyse Caron-Beaudoin, mais il est difficile d'établir un véritable lien de cause à effet.

C’est convaincant pour certains types de contaminants, mais c’est difficile d'[attribuer] à un seul contaminant la baisse du QI parce qu’il y a plein d’autres facteurs qui peuvent influer sur le QI. On est exposés à une myriade de contaminants différents dans notre environnement. [...] Il y a certaines études qui s’entendent sur l'effet de certains produits chimiques sur le développement du cerveau et du quotient intellectuel.

Élyse Caron-Beaudoin

Elle cite en exemple une recherche effectuée à l’Université de Montréal, dont les résultats ont été validés par d’autres études. Des enfants de 7 ans qui avaient été exposés en phase prénatale à certains pesticides avaient une baisse de QI jusqu’à 7 points.

Fonctionnement

Celle qui est aussi chercheuse postdoctorale à l’Institut de recherche en santé publique de l’Université de Montréal explique que la glande thyroïde des femmes enceintes sécrète des hormones nécessaires au développement du cerveau de l’enfant.

Par la suite, le fœtus sera capable de produire lui-même ses propres hormones thyroïdiennes. Ces hormones sont impliquées à certaines périodes critiques du développement, par exemple dans la prolifération de certains types de cellules qui se trouvent dans le cerveau. Elles sont indispensables au bon développement, et leur concentration doit demeurer stable.

Élyse Caron-Beaudoin

Pas d’obligation

Élyse Caron-Beaudoin souligne qu’au Canada, les entreprises n’ont pas d’obligation de tester la perturbation endocrinienne lors de l’homologation d’un nouveau produit chimique. « Ils vont tester la toxicité sur le développement fœtal. Ils vont mesurer les malformations congénitales. On se rend compte des effets hormonaux 10, 20 ou 30 après la commercialisation du produit. En recherche universitaire, on a peu de moyens financiers pour rattraper l’industrie. »

La bonne nouvelle? Certains contaminants reliés à la baisse de QI, notamment les BPC (biphényles polychlorés) et des retardateurs de flammes, sont maintenant bannis, et les concentrations sont en baisse dans les populations humaines, souligne Élyse Caron-Beaudoin.

Le documentaire Demain, tous crétins? est disponible sur YouTube:

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