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Alain Gravel
Audio fil du jeudi 14 septembre 2017

Crise du fentanyl : une médecin milite pour l’accessibilité de la naloxone intranasale

Publié le

Deux formulations de naloxone sont disponibles. À gauche, sous forme injectable. À droite par voie intranasale.
Deux formulations de naloxone sont disponibles. À gauche, sous forme injectable. À droite par voie intranasale.   Photo : Radio-Canada / Stéphanie Mac Farlane

Québec a annoncé, mercredi, un plan pour accroître l'accessibilité de la naloxone injectable, un antidote au fentanyl. Une bonne nouvelle, aux yeux de la Dre Marie-Ève Morin, médecin de famille travaillant en toxicomanie. Elle poursuit toutefois ses démarches pour rendre accessibles gratuitement des doses intranasales.

La Dre Marie-Ève Morin, fondatrice et directrice de la Clinique Caméléon, explique qu’il y a deux formules de naloxone sur le marché au Canada. Celle qui sera payée par la Régie de l’assurance maladie du Québec est injectable. « Elle est dans une petite fiole que les gens doivent casser et ensuite l’injecter. Il faut savoir l’administrer. C’est bien beau que ce soit offert, mais il faut être formé pour le faire », dit-elle.

La naloxone existe aussi en dose intranasale. Il s’agit d’un petit embout inséré dans le nez. L’administrateur appuie ensuite sur un bouton et le produit est absorbé par la muqueuse intranasale de la victime.

Je milite pour l’accès à la naloxone intranasale parce que c’est facile. Il n’y a pas de manipulation à faire. Quand vous avez une personne toute bleue devant vous, qui ne respire plus, que ce soit dans la rue, dans une piquerie, dans une clinique médicale ou un hôpital, c’est stressant.

La Dre Marie-Ève Morin

Coût
Si la formule intranasale coûte plus cher – 70 $ la dose – que la formule injectable (celle-ci se détaille entre 10 $ et 20 $ la dose), elle est toutefois plus puissante.

Quand le fentanyl est en cause, ça peut parfois prendre deux ou trois doses injectables pour en venir à bout. L’intranasal est plus puissant. On a besoin d'une seule dose pour sauver la vie.

La Dre Marie-Ève Morin
La Dre Marie-Ève Morin
La Dre Marie-Ève Morin Photo : Radio-Canada/Stéphanie Mac Farlane

Pas de danger
Quand on est devant une personne inconsciente et intoxiquée, la Dre Morin recommande de donner de la naloxone dès qu’on suspecte une surdose au fentanyl.

On ne va pas tuer quelqu’un en lui donnant de la naloxone. L'avantage [de ce produit], c’est que si l'on se trompe, ce n’est pas grave. On n’empirera pas l’état de la personne. C’est plus dangereux de ne pas donner de la naloxone que de la donner.

La Dre Marie-Ève Morin

Rappelons que la naloxone bloque temporairement les effets des opioïdes sur le consommateur et prévient ainsi une surdose.

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