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Alain Gravel
Audio fil du mercredi 13 septembre 2017

Abolir le pourboire, non; le moderniser, oui, dit l’Association des restaurateurs du Québec

Publié le

Deux femmes attablées dans un restaurant paient leur facture.
Deux femmes attablées dans un restaurant paient leur facture.   Photo : iStock

Doit-on abolir le pourboire volontaire et l'intégrer à même la facture du restaurant? Certainement pas, répond François Meunier, vice-président des affaires publiques et gouvernementales à l'Association des restaurateurs du Québec. Il prône toutefois une modernisation de ce système pour régler les disparités de la rémunération des employés en restauration.

Pour une partie de la population, laisser du pourboire à leur serveur est plus une habitude qu’un geste réfléchi, souligne François Meunier. Ce dernier ajoute qu’un sondage du magazine Protégez-vous indique que seulement 30 % de la population serait favorable à l’abolition du pourboire.

Au lieu de supprimer le pourboire volontaire et de l’inclure d’une quelconque façon sur la facture, M. Meunier note que la réelle question à régler est le déséquilibre de la rémunération des employés, qu’il qualifie de « problème majeur dans l’industrie ».

Un salaire moyen, incluant les pourboires, est de 27 $ de l’heure et on se retrouve avec des cuisiniers payés 17 $ de l’heure. C’est difficile de devoir composer avec cette situation-là, surtout en pénurie de main-d’oeuvre.

François Meunier

Les serveurs ne seraient pas perdants advenant la répartition des pourboires entre eux et les cuisiniers, soutient M. Meunier.

Les serveurs ne perdront pas tant de choses au change parce qu’il risque de se présenter une situation qui ne sera pas à leur avantage, c’est-à-dire de ne pas avoir de personnel en cuisine. S’ils ne sont pas capables de servir les assiettes de leurs clients parce qu’il n’y a pas de personnel en cuisine, il y aura certainement une répercussion sur la quantité de pourboire reçu par les serveurs.

François Meunier

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