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Patrick Masbourian
Audio fil du mercredi 1 mars 2017

Manal Drissi dénonce le harcèlement sur les médias sociaux

Publié le

Manal Drissi en entrevue à Gravel le matin
Manal Drissi en entrevue à Gravel le matin   Photo : Radio-Canada / Justine Roberge

« Qu'on me critique sur mon contenu, oui. Mais à un moment donné, c'est de se faire critiquer sur ce qu'on est à la place de se faire critiquer sur ce qu'on fait. » Manal Drissi dénonce fortement les messages haineux que peuvent recevoir d'autres femmes comme elle qui pratiquent le métier de chroniqueuse. Elle rappelle que le meilleur moyen pour se protéger, c'est de dénoncer le harcèlement pour que quelque chose soit fait.

« Je vous donnerais le même texte que j’ai écrit, vous ne vous feriez pas dire "retournez dans votre pays si vous êtes pour critiquer le Québec", vous ne vous feriez pas dire que vous avez du sable dans le vagin », soutient-elle.

Une opinion divergente c’est un argument. Le racisme, le sexisme, le harcèlement, ce n’est pas un argument, ce n’est pas une opinion. C’est des attaques.

Manal Drissi, chroniqueuse

Manal Drissi explique que de bloquer les personnes qui écrivent ces messages ne fait que déplacer le problème. « Parce que si moi je les bloque, ça ne les empêche pas d’aller harceler d’autres chroniqueuses, précise-t-elle. On a été approchées parce qu’on a une parole qui résonne sur le web. Dire ne pas aller lire les commentaires, c’est dire de se couper de la façon dont on s’est fait connaître. »

Pas le même sort pour les femmes que pour les hommes

« Oui, les hommes aussi reçoivent cette haine-là. Et j’espère que quand des hommes viennent à dénoncer ce harcèlement-là qu’on les écoute, pense la chroniqueuse. Mais qu’on n’utilise pas le harcèlement des hommes pour taire la dénonciation des femmes. »

 

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