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Alain Gravel
Audio fil du vendredi 2 février 2018

Atteint de troubles du langage sévères, il tente de finir son secondaire

Publié le

Chantal Barbeau est fière des efforts réalisés par son élève Jean-Philippe Maheu.
Chantal Barbeau est fière des efforts réalisés par son élève Jean-Philippe Maheu.   Photo : Radio-Canada / Hugo Lavoie

Dysphasique et dyslexique, Jean-Philippe Maheu travaille d'arrache-pied pour obtenir son diplôme de 5e secondaire et il est en voie de réussir. C'est pourquoi Chantal Barbeau, son enseignante à l'École Joséphine-Dandurand à Saint-Jean-sur-Richelieu, a soumis sa candidature aux Hugo d'or de Gravel le matin.

Je suis fière de Jean-Philippe. C’est la personne la plus persévérante que j’ai connue dans ma vie. Il ne lâche jamais, même quand c’est dur, même quand il ne comprend pas.

Chantal Barbeau

Maintenant âgé de 19 ans, Jean-Philippe Maheu devrait réussir son 4secondaire à la fin de l’année scolaire. Il qualifie ses troubles du langage, soit la dysphasie et la dyslexie, comme étant sévères. « Depuis la maternelle, c’est compliqué d’écrire et de lire. J’étais toujours dans les classes de langage. Avec le temps, j’ai intégré les classes régulières », raconte-t-il.

Jean-Philippe Maheu aurait pu arrêter ses études à 16 ans, mais il ne l’a pas fait. « Je savais que je pouvais continuer pour aller chercher le maximum de ce que je peux », mentionne l’étudiant.

Sauvé par la course à pied

Le parcours scolaire du jeune homme n’a pas été exempt d’obstacles. « J’ai été intimidé, manipulé et écœuré. Je commençais à être tanné. J’ai eu toutes les idées et les émotions au monde. C’était difficile », poursuit Jean-Philippe Maheu.

Heureusement, l’intimidateur a arrêté. « Ça m’a aidé à continuer à avancer. Les intervenants et les professeurs m’avaient dit de ne pas lâcher, de continuer à avancer, même si c’est difficile », raconte l’élève.

Jean-Philippe Maheu a aussi trouvé refuge dans la pratique de la course à pied. Il cumule maintenant les kilomètres et a réalisé plusieurs circuits de 5, de 10, de 15 et de 21,1 km.

« La course m’a sauvé la vie. C’est une dépense d’énergie. Ça m’enlève mon stress et je deviens moins anxieux », dit-il.

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