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Barbara Leroux
Audio fil du vendredi 10 novembre 2017

Molson achète le Trou du diable de Shawinigan: « c'est très émotif le milieu de la bière »

Publié le

Bières sur un comptoir
Bières de la microbrasserie Le trou du diable, à Shawinigan   Photo : Radio-Canada

L'acquisition de la microbrasserie de Shawinigan Le Trou du diable fait les manchettes depuis hier et soulève les passions sur les réseaux sociaux. « C'est très émotif le milieu de la bière », a concédé l'éditeur du magazine spécialisé Bières et plaisirs Philippe Wouters en entrevue à Facteur matinal.

Depuis l’annonce de la transaction, plusieurs consommateurs ont exprimé leur inquiétude à savoir que les produits et la marque du Trou du diable pourraient être dénaturés.

Philippe Wouters ne croit pas que le fleuron de la nouvelle économie de Shawinigan ait vendu son âme. « Si jamais je regarde l’expérience avec les brasseries comme Grenville à Vancouver, Creemore à Toronto, Six Pints a gardé le cachet régional de chacune des brasseries. C’est justement ce qui fait la saveur du Trou du diable. »

Ils n’ont pas acheté les volumes, ils ont acheté l’image derrière.

Philippe Wouters, en entrevue à Facteur matinal
Phooto de Philippe Wouters, en studio
Philippe Wouters, conférencier et éditeur du journal Bières et Plaisirs Photo : Radio-Canada/Alice Chiche

Les quatre fondateurs de la microbrasserie resteront en poste au sein du Trou du diable, ce qui est conséquent avec le marché actuel. « Auparavant, quand les brasseurs achetaient d’autres brasseurs, dans les années 80 ou 90, ils fermaient la brasserie et récupéraient les volumes de brasserie. Aujourd’hui, les grands brasseurs n’ont pas l’expertise pour offrir des bières de microbrasseries, donc ils achètent des microbrasseries, mais ils veulent absolument garder le savoir-faire et l’expertise, sinon ils achètent une coquille vide. »

« Ça prend de l’expertise pour faire des bières affinées en fût, ça prend de l’expertise pour comprendre le marché. Il y a une philosophie derrière le brassage de bière "microbrassée artisanale" qui fait en sorte que si on enlève les fondateurs ou les acteurs dans la brasserie, on se retrouve avec une marque de commerce, mais plus aucune expertise derrière. »

Microbrasserie, une définition floue

L’éditeur de Bières et plaisirs explique qu’au Québec, la seule mesure pour déterminer ce qui constitue une microbrasserie est basée sur le règlement fédéral des assises, qui fixe un volume de production maximal de 300 000 hectolitres.

Maintenant, il y a une grande réflexion à avoir, parce que c’est plus une philosophie qu’un taux d’hectolitres. Une microbrasserie, ça s’arrête où? C’est la réflexion qu’ont eu beaucoup de consommateurs sur les réseaux sociaux hier. Est-ce que RJ en est encore une, est-ce que Boréale en est encore une? Pour moi, oui, pour d’autres non.

Philippe Wouters, en entrevue à Facteur matinal

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