Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

David Chabot
Audio fil du mercredi 31 janvier 2018

Les risques et les défis dans l'ascension des montagnes à hauts sommets

Publié le

France Lemire et Mario Minguez sur l'Aconcagua en Argentine.
France Lemire et Mario Minguez sur l'Aconcagua en Argentine.   Photo : Facebook de France Lemire

Un Québécois de 51 ans, Sylvain Chaput, a perdu la vie le jeudi 25 janvier dernier lors de son ascension de l'Aconcagua en Argentine. L'aventurière abitibienne France Lemire qui doit gravir cette montagne dans un an explique les risques et les dangers de ces montagnes à hauts sommets au micro de David Chabot.

On surnomme cette montagne « le colosse de l'Amérique ». Son sommet se situe à 6 962 mètres d'altitude, soit le plus haut en dehors de l'Asie.

France Lemire avoue qu'elle pense un peu tout le temps aux risques auxquels elle fait face lors d'ascension de ce genre de montagne. Chaque grimpeur, qu'il le veuille ou non, doit être à l'affût des symptômes pour lui-même, mais aussi pour l'autre.

C'est important d'être bien outillé et de comprendre les risques de l'altitude. C'est le principal défi c'est vraiment l'altitude qui nous amène différent malaise lors de l'ascension.

France Lemire

Parmi les défis, il y a le « mal des montagnes » qui guette tous les grimpeurs. Ce mal se traduit par un manque d'oxygène, conséquence directe de la diminution de la pression atmosphérique.

Le tout suscite différentes réactions, dont les transporteurs du sang qui vont se concentrer les poumons et le coeur. Ainsi on note une augmentation du rythme cardiaque et de la respiration, et tous les autres systèmes du corps fonctionnent moins bien.

Conseils

« L'important c'est de s'acclimater le plus longtemps possible en basse altitude. On fait des camps en basse altitude et on couche deux jours ou trois jours à ces camps-là. Ce qui nous permet de faire plus de globules rouges afin d'avoir plus de transporteurs d'oxygène. Ça va éviter l'enflure du cerveau ou des poumons. »

L'aventurière abitibienne se souvient de la première fois qu'elle a gravi la montagne.

« On se trouvait à 6 500 mètres, on a couché une nuit là. On était dans des conditions de tempête donc on a du rebrousser chemin, c'était impossible de continuer de monter », se rappelle-t-elle.

Malgré une bonne préparation physique, les grimpeurs ne savent jamais comment le corps va réagir lors d'une ascension aussi importante.

France Lemire le répète : il faut être attentif aux symptômes de ses collègues grimpeurs et monter la montagne progressivement.

Chargement en cours