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Jean-Philippe Pleau et Serge Bouchard
Audio fil du dimanche 11 février 2018

Sylvie Fréchette : « La compétition n’a pas été mon moteur comme athlète »

Publié le

Sylvie Fréchette en entrevue au studio 30 de Radio-Canada, à Montréal, en février 2018
La championne olympique Sylvie Fréchette   Photo : Radio-Canada / Mathieu Arsenault

En 1992, Sylvie Fréchette devenait championne olympique de nage synchronisée aux Jeux de Barcelone. Du plus loin qu'elle se souvienne, elle n'a voulu se mesurer qu'à elle-même ne s'est jamais sentie motivée par le désir de battre ses adversaires. « Le plaisir de nager et le dépassement de mes propres objectifs étaient des moteurs bien plus puissants », affirme-t-elle.

Se dépasser et être en concurrence avec soi-même : voilà la seule compétition qui intéressait la jeune Sylvie Fréchette. Les sportifs de son niveau sont souvent imprégnés de cette culture de l’effort. « Je suis convaincue, ajoute-t-elle, que seulement 5 % des athlètes sont naturellement doués. Personnellement, je connais davantage d’athlètes exceptionnels qui, à la base, avaient un talent ordinaire, mais qui avaient de la détermination, une capacité de rebondir à l’échec, ainsi qu’une capacité à accepter une certaine souffrance dans le processus d’entraînement. »

À 15 ans, si jeune, il y avait déjà une grosse pression sur mes épaules en tant que nageuse. J’ai eu la chance d’être naïve, de ne pas réaliser l’ampleur de cette pression. Je m’entraînais 45 heures par semaine parce que j’aimais profondément ça, mais je ne me sentais pas concernée par la notion de "compétition".

Sylvie Fréchette

La médaillée d’or, qui est aujourd’hui entraîneuse auprès de la nouvelle génération, fait le même constat dans ses cours. Au diable la compétition : vive l’effort acharné pour soi et par soi.

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