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Jean-Philippe Pleau et Serge Bouchard
Audio fil du dimanche 16 avril 2017

Définir la démocratie grâce aux Jedis

Publié le

Des fans de Star Wars s'entraînent à devenir des bons « Jedis ».
Des fans de Star Wars s'entraînent à devenir des bons « Jedis ».   Photo : Getty Images

« La première fois que je cite l'empereur Palpatine ou un chevalier Jedi, il y a toujours une petite réaction d'inconfort. » Isabelle Lacroix, directrice de l'École de politique appliquée à l'Université de Sherbrooke, n'hésite pas à faire appel aux œuvres de science-fiction avec ses étudiants pour penser les fondements de la société.

Des œuvres plus sérieuses qu’il n’y paraît
Pour Isabelle Lacroix, auteure du livre D’Asimov à Star Wars – Représentations politiques dans la science-fiction, même s’il y a souvent un côté ludique dans ces œuvres, les récits de science-fiction doivent être pris au sérieux. « Cela nous offre un laboratoire pour questionner les gens sur les organisations politiques […], alors qu’on n’a pas besoin de se limiter au réel. »

L’utopie de Star Trek, l’égalitarisme de Star Wars
Selon elle, Star Trek représente une société rêvée, où l’on a compris que la grande richesse de celle-ci est « de la diversifier, et de prendre ce qu’il y a de mieux parmi toutes les espèces ». Elle évoque la diversité de la série télévisée, qui avait mis en scène le premier baiser télévisuel entre une femme noire et un homme blanc.

Quant à Star Wars, le message envoyé par le réalisateur George Lucas est que les acquis démocratiques sont fragiles, estime l’universitaire. Elle ajoute que « ce qui est intéressant, c’est que la planète Terre n’étant pas présente, l’être humain n’est pas dominant. La représentation des rapports entre espèces est faite sur une base a priori plus égalitaire. Il n’y a pas d’appartenance culturelle ou ethnique : l’important, c’est la force ».

Référence :
D’Asimov à Star Wars : représentations politiques dans la science-fiction, Isabelle Lacroix, Karine Prémont Presses de l’Université du Québec, 2016

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