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Jean-Philippe Pleau et Serge Bouchard
Audio fil du dimanche 11 février 2018

Jérémie McEwen sait ce qu’il vous faut pour être un champion

Publié le

Jérémie McEwen au studio 30 de Radio-Canada, le 25 janvier 2018
Le professeur de philosophie Jérémie McEwen   Photo : Radio-Canada / Mathieu Arsenault

Qu'il puise ses idées dans une publicité des années 70 ou un passionnant roman de Maria Pourchet, notre chroniqueur philosophe Jérémie McEwen détient le secret de la condition du champion. Un peu de conformisme, un soupçon d'élégance, un certain goût pour l'échec : le champion n'est pas nécessairement celui que vous croyez.

1. Le champion est ordinaire
L’imaginaire de Jérémie McEwen, enfant, a été en partie modelé par une publicité américaine des céréales Wheaties dans laquelle l’athlète Bruce Jenner (aujourd’hui Caitlin Jenner) expliquait comment son bol de céréales quotidien avait contribué à faire de lui un champion. Les champions valorisent la routine, constate le philosophe. Pour exceller dans le sport comme dans la vie, il faut toujours manger le même déjeuner et toujours entretenir une même vie routinière. « La vie ordinaire fait naître des champions », conclut-il.

2. Le champion est tout de même élégant
Dans le livre de « psycho-pop » Champion dans la tête, de François Ducasse, notre chroniqueur dénombre un tas d’inepties, mais retient une grande et noble idée : le champion est un créatif qui cultive le beau. Qu’il en soit ainsi.

3. Le champion vit aussi l’échec
Le commun des mortels vit plus souvent l’échec que la réussite, c’est un fait. Et l’homme banal se reconnaît dans la vie du champion car une fois sa gloire terminée, il vit une profonde dégringolade. Les champions nous intéressent parce qu’ils échouent aussi, plus souvent qu’autrement.

4. Le champion est conformiste
Le champion se soumet à un nombre effarant de règles et ne déroge en rien aux codes de sa discipline. « Il mange dans la main de ses commanditaires et de ses entraîneurs », s’indigne Jérémie McEwen. « Il est soumis aux volontés de nombreuses institutions et d’un tas de monde. »

5. Le champion est déterminé
L’une des idées motrices du roman Champion, de Maria Pourchet, est que le champion est celui qui fonce; celui qui ne s’embarrasse pas d’angoisses ou de questionnements. Le personnage du loup, ami imaginaire du personnage principal nommé Fabien, est taillé dans ce roc inébranlable. Il dit : « Pour moi, tout est résolution. »

6. Le champion a du pouvoir sur lui-même
Voici une autre grande vérité que nous apprend le roman de Maria Pourchet : notre imaginaire et notre conscience nous permettent de devenir des champions. Quand Fabien, personnage-phare de ce roman, réalise qu’il a un grand pouvoir sur lui-même et qu’il peut briser les barrières imaginaires qui le retenaient, sa vie change profondément.

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