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Jean-René Dufort en 2067
Audio fil du samedi 12 août 2017

La tolérance et l’acceptation vivent de durs moments en 2067

Publié le

L'illustration représente une femme qui semble confuse. Elle regarde l'écran de son téléphone, duquel s'échappent des bulles de conversation et des pouces levés en l'air.
Les réseaux sociaux et leurs successeurs ont tendance à fermer l'esprit des gens et à les rendre moins tolérants à la différence.   Photo : Radio-Canada / Marie-Pier Mercier

Facebook, un réseau social très populaire en 2017, a été la première étape vers un clivage important entre groupes sociaux, qui n'arrivent aujourd'hui plus à s'écouter et à se comprendre, déclare le philosophe des sciences Frédéric Bouchard. « On est de plus en plus dans des groupes de gens qui nous ressemblent, avec pour voisins des personnes que nous trouvons étranges, que nous ne comprenons pas. »

Les manchettes de 2067 révèlent un clivage important entre course effrénée vers l’inclusion de la technologie dans nos vies et résistance de groupes qui s’inquiètent des conséquences néfastes de ce phénomène.

« Le service "Papi décédé No More" en version cyborg »
Dans les 50 dernières années, des entreprises sont allées jusqu’à créer de faux amis virtuels qui cautionnent et confirment les idées préconçues de ses clients, à ressusciter, sur Internet, des gens décédés et à implanter leur personnalité dans des robots. Au-delà du débat moral que cela entraîne, Frédéric Bouchard voit un problème global : le repliement sur soi-même et la fermeture à la diversité.

La diversité enrichit nos vies, mais il y des phénomènes psychologiques qui n’encouragent pas cette tolérance.

Frédéric Bouchard

« La République du Plateau adopte sa convention antitechnologie »
Les luddites, au début du 19siècle, détruisaient des machines pour s’opposer à la révolution industrielle. Saut de 250 ans : des communautés décident de rejeter la trop rapide introduction de la techno dans nos vies. La décision de la République du Plateau fait écho à la contre-culture des années 1960, mais provoque aussi un morcellement encore plus grand du peuple en fonction de ses préférences. « On dépasse l’autonomie individuelle, ce qui transforme nos sociétés », notamment politiquement, résume Frédéric Bouchard.

On souhaite la confirmation de nos valeurs dans toutes nos interactions. On ne tolère pas que quelqu’un juge négativement ce qu’on dit.

Frédéric Bouchard

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