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Jean-René Dufort en 2067
Audio fil du samedi 15 juillet 2017

Le clonage pour guérir la planète, une approche controversée

Publié le

L'illustration montre trois mammouths parcourant un sol blanc. En arrière-plan, on voit une chaîne de montagnes.
En 2067, quelques mammouths laineux parcourent les plaines de la Sibérie.   Photo : Radio-Canada / Marie-Pier Mercier

En 2067, on trouve en Sibérie quelques mammouths laineux qui ont été réintroduits grâce au travail acharné d'un groupe de scientifiques. Tout comme 50 ans plus tôt, le clonage est un domaine qui fascine nombre de chercheurs et qui continue de mettre en évidence la relation souvent tordue qu'ont les humains avec la nature, constate la journaliste scientifique Marianne Desautels-Marissal.

D’un côté, il y a ceux qui estiment que l’humain a « l’obligation morale d’agir si possible », c’est-à-dire que si la technologie permet le retour d’une espèce disparue, il faut le faire. Selon Marianne Desautels-Marissal, les tenants de cette position argumentent que, depuis le début de l’histoire, la race humaine manipule le vivant – par exemple par la sélection artificielle et l’élevage d’animaux – et que le clonage n’est qu’une nouvelle étape permise par la technologie.

Les imprédictibles effets secondaires
Dans l’autre camp, des chercheurs et une tranche de la population pensent plutôt que les conséquences de l’action humaine sont toujours imprévisibles. Par exemple, comment réagira un dodo ou un mammouth s’il est réintroduit dans un écosystème qui diffère totalement – à cause des changements climatiques – du milieu dans lequel il vivait il y a des centaines d’années, voire des millénaires? En 2067, il est toujours impossible d’avoir une réponse théorique sans équivoque à cette question.

« Des scientifiques pensent qu’on a l’obligation de ne pas en faire plus, de ne pas empirer les choses, et de plutôt préserver ce qui reste des écosystèmes en réduisant [notre empreinte] », résume la journaliste. Ceux-ci pensent qu’il est immoral de « créer une chimère pour régler des problèmes d’origine humaine », ajoute-t-elle.

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