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Jacques Beauchamp
Audio fil du jeudi 18 mai 2017

La suspension de Maurice Richard déclenche une émeute au Forum de Montréal

Publié le

Des partisans du Canadien de Montréal manifestent contre la suspension de Maurice Richard, le 17 mars 1955.
Des partisans du Canadien de Montréal manifestent contre la suspension de Maurice Richard, le 17 mars 1955.   Photo : Getty Images / Archives du Toronto Star

Le 16 mars 1955, la Ligue nationale de hockey (LNH) a annoncé la suspension du meilleur joueur du Canadien de Montréal, Maurice Richard. Le lendemain, une manifestation tournait à l'émeute et une bombe lacrymogène explosait lors d'un match au Forum. Le professeur de littérature Benoît Melançon raconte ce qui s'est passé.

Le geste qui mène à la suspension de Maurice Richard
L’incident déclencheur de l’émeute a lieu à Boston quelques jours plus tôt, dans un match opposant le Canadien aux Bruins. Après avoir reçu un coup de bâton, Maurice Richard se bat avec un joueur, puis frappe un arbitre qui tente de les séparer. À la suite de son geste, Clarence Campbell, le président de la LNH, le suspend pour les trois derniers matchs de la saison et pour les séries éliminatoires.

Une émeute partisane ou nationaliste?
Indignés de la suspension de Maurice Richard, des milliers de partisans du Canadien manifestent devant le Forum avant le début du match du 17 mars 1955. À l’intérieur, des spectateurs bombardent Clarence Campbell de tout ce qui leur tombe sur la main avant que le Forum ne soit évacué.

À l’extérieur, rue Sainte-Catherine, l’émeute se déplace vers l’est. Les manifestants renversent des kiosques à journaux, incendient des poubelles et brisent des vitrines. À partir des années 1980, des historiens associent cet événement à l’éveil du Québec français, en marche vers sa Révolution tranquille, une thèse récusée par notre invité, Benoît Melançon.

Références :

Les yeux de Maurice Richard, une histoire culturelle, de Benoît Melançon, Éditions Fides, 2012

« On a tué mon frère Richard », article d’André Laurendeau dans Le Devoir, le 21 mars 1955

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