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Jacques Beauchamp
Audio fil du lundi 15 mai 2017

Dans les coulisses d’Expo 67, avec Philippe de Gaspé Beaubien

Publié le

Construction de la géode conçue par l'Américain Buckminster Fuller pour l'Exposition universelle de 1967, à Montréal.
Construction de la géode conçue par l'Américain Buckminster Fuller pour l'Exposition universelle de 1967, à Montréal.   Photo : Getty Images

L'Exposition universelle de 1967, à Montréal, a été démesurée à plus d'un égard. Montréal a accueilli plus de 50 millions de visiteurs entre le 27 avril et le 29 octobre. Pour y arriver, des travaux herculéens de plus de 431 millions de dollars ont dû être réalisés. Mais surtout, l'événement a constitué une expérience marquante pour toute une génération de Canadiens et d'étrangers. Un de ses bâtisseurs, Philippe de Gaspé Beaubien, raconte la petite histoire d'Expo 67.

Montréal a hérité des droits de tenir cette exposition de façon inusitée. Elle y est arrivée grâce au désistement de Moscou, qui avait pourtant obtenu plus de votes que la métropole canadienne lors de la sélection finale en 1962.

Cette occasion de faire rayonner Montréal tombait à point. Les raisons de célébrer s’additionnaient à cette période : 1967 constituait l’année du centenaire de la Confédération canadienne. Il s’agissait aussi du 325e anniversaire de la fondation de Montréal.

Le pavillon du Canada, Marc Beaudet, offert par l'Office national du film du Canada

 

Un tour de force
Philippe de Gaspé Beaubien est de ceux qui ont travaillé d’arrache-pied à la réalisation de ces travaux inédits. À titre de directeur des opérations de l’événement, il est parvenu à mener la barque pour que les travaux soient réalisés en moins de quatre ans, un tour de force. À l’époque, on le surnommait même le maire d’Expo 67.

Expo 67 a été une occasion, pour nous au Québec, de nous positionner dans le monde. Cela a été un défi extraordinaire.

Philippe de Gaspé Beaubien, qui n'avait aucune expérience dans l'organisation d'un tel événement, a trouvé une motivation supplémentaire dans l’idée de prouver la capacité de son peuple à réaliser ce projet d’une envergure inouïe.

Drapeau, Disney et cie
Le gestionnaire du site d’Expo 67 a travaillé en étroite collaboration avec le maire Jean Drapeau, si bien qu’une amitié en est née.

« Jean Drapeau était un gars extraordinaire, un vrai visionnaire. Mais ce n’était pas un gestionnaire. Il a essayé de gérer l’Expo, mais on ne le lui a pas permis. »

L’espace de La Ronde est né à cette époque. Philippe de Gaspé Beaubien tenait mordicus à ce lieu destiné aux familles. Il permettait de désengorger le site principal d’Expo 67. Il se souvient d’une rencontre avec l’illustrateur et homme d’affaires Walt Disney, qui lui a donné quelques idées pour la conception de ce parc d’attractions.

Le passeport d’Expo 67, un symbole marquant
Philippe de Gaspé Beaubien explique qu’il a eu l’idée de créer ce passeport pour distribuer également les foules sur le site.
Il n’était pas question de voir des files de deux ou trois heures devant chaque pavillon, comme cela a été le cas à New York, explique-t-il en substance.

« Cela n'a pas été facile. Les commissaires de l’événement étaient en désaccord. Ils estimaient que cette idée allait générer des coûts supplémentaires, qu’il faudrait engager des hôtesses pour estampiller les passeports… »

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