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Jacques Beauchamp
Audio fil du mardi 18 avril 2017

Eleanor Roosevelt, une première dame progressiste aux États-Unis

Publié le

Eleanor Roosevelt demande aux Américains de donner à la Croix-Rouge, vers 1940.
Eleanor Roosevelt demande aux Américains de donner à la Croix-Rouge, vers 1940.   Photo : Getty Images / Hulton Archive

Féministe, activiste, conseillère politique et chroniqueuse, Eleanor Roosevelt a réinventé la fonction de première dame lors de son passage à la Maison-Blanche de 1933 à 1945 sous la présidence de son mari Franklin Delano Roosevelt. Elle était « la conscience de l'Amérique », comme le raconte l'historien André Champagne, au micro de Jacques Beauchamp.

À l’école de la justice sociale
Issue d’une famille aisée, Eleanor subit des pressions de la part de sa mère, qui lui reproche de ne pas être assez belle et lui fait comprendre qu’elle doit plutôt développer son intellect. Très vite orpheline, elle est prise sous son aile par sa professeure en Angleterre, qui l’emmène partout en Europe et lui fait comprendre qu’en tant que jeune fille riche, elle doit donner aux plus démunis.

En 1905, elle se marie avec son cousin éloigné, Franklin D. Roosevelt, et, durant les 15 premières années de sa vie, elle tait ses instincts de femme indépendante sous la pression de sa belle-mère ultra présente, qui souhaite pour son fils une femme au foyer. Toutefois, la poliomyélite, qui frappe Franklin en 1921 change tout.

La porte-parole de Franklin D. Roosevelt
Franklin D. Roosevelt est désormais en fauteuil roulant et Eleanor devient la porte-parole de son mari, allant « porter la bonne parole du New Deal », une politique interventionniste grâce à laquelle Roosevelt s’est fait élire, qui inclut notamment la mise en place d’un programme de sécurité sociale. Tenant 348 conférences de presse durant les mandats de son mari, elle s’assure que le New Deal n'abandonne pas de laissés-pour-compte.

D’activiste à mère de la Déclaration universelle des droits de l’homme
Puisqu’elle hait l’injustice et la misère, Eleanor est plus à gauche que son mari. Elle est si à gauche que ses activités intriguent le FBI, mené à l’époque par le tout-puissant J. Edgar Hoover. Il a en horreur son engagement en faveur des droits civils de la communauté afro-américaine des États-Unis. Elle fait l’objet d’une enquête, Hoover suspectant une relation extraconjugale qui aurait pu lui nuire. À partir de l’entrée des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale, son influence diminue, le New Deal passant à l’arrière-plan.

Après la mort de son mari, une deuxième carrière s’ouvre à elle. Elle dirige la commission de rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’homme, faisant comprendre que cette déclaration doit englober hommes et femmes, et non seulement les hommes.

Les manuels scolaires américains sont peu bavards sur son œuvre, réalisée dans l’ombre d’un président mythique. Toutefois, depuis l’arrivée des études féministes, son héritage tend à être davantage reconnu.

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