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Maude Rivard
Audio fil du mardi 5 septembre 2017

L’imagerie satellite au service de l’agriculture

Publié le

La Bergerie Patapédia, à l'Ascension-de-Patapédia, utilise l'imagerie satellite depuis 2013
La Bergerie Patapédia, à l'Ascension-de-Patapédia, utilise l'imagerie satellite depuis 2013   Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Une vingtaine de fermes de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent ont maintenant recours à l'imagerie satellite pour améliorer les rendements des cultures.

Un texte d'Isabelle Larose

Depuis 2013, certains agriculteurs suivent le développement de leurs champs grâce à des images captées par satellite. À quelques reprises durant l’été, ils ont accès à des cartes qui dévoilent le couvert végétal en place.

Un logiciel colore automatiquement chaque zone du champ en fonction des taux de rendement anticipés. Cela permet aux producteurs de voir en un seul coup d'oeil les zones où il serait utile de faire des interventions pour améliorer les récoltes.

Sur cette image satellite d'un champ de la Bergerie Patapédia, les zones grises et bleues représentent les endroits où les rendements anticipés sont plus faibles
Sur cette image satellite d'un champ de la Bergerie Patapédia, les zones grises et bleues représentent les endroits où les rendements anticipés sont plus faibles.   Photo : Capture d'écran

« À partir de là, explique Pierre-Marc Cantin, expert-conseil en grandes cultures au Centre de services de l’est de La Coop, on est capable de travailler notre champ par zones. »

L’idée est d'éventuellement faire des analyses de sol géoréférencées par GPS puis de faire des interventions ciblées dans les champs.

Pierre-Marc Cantin, expert-conseil en grandes cultures au Centre de services de l’est du réseau La Coop

À l’heure actuelle, plus de 5660 hectares, soit l’équivalent de 8000 terrains de football, sont cartographiés par imagerie satellite dans l’Est du Québec, ce qui représente 10 % du total québécois.

« Pour une région comme la nôtre, note M. Cantin, c’est quand même impressionnant, parce qu’on est loin de la superficie cultivée en Montérégie, par exemple. »

La Bergerie Patapédia compte 500 hectares en culture, soit la superficie de 700 terrains de football.
La Bergerie Patapédia compte 500 hectares en culture, soit la superficie de 700 terrains de football.   Photo : Jean-Sébastien Couture

Fermes gaspésiennes qui ont recours à l'imagerie satellite

Ferme Sébastien Brière, Caplan
Ferme du littoral gaspésien, Bonaventure
Bergerie Patapédia, L'Ascension-de-Patapédia
Ferme céréalière Paquet, Sainte-Florence
Ferme Marial, Baie-des-Sables
Ferme Annick, Baie-des-Sables

Faire des interventions précises

L'imagerie satellite est un service efficace pour les agriculteurs qui cultivent souvent des centaines d'hectares à la fois.

C’est vraiment un outil qui permet de cibler nos visites et de ne pas perdre de temps. Ce n’est pas facile d’aller visiter les champs toutes les semaines.

Pierre-Marc Cantin, expert-conseil en grandes cultures au Centre de services de l’est, La Coop

Après avoir reçu ses cartes de couverture végétale, le producteur peut entrer les coordonnées GPS des zones à faible rendement et se rendre sur place avec son cellulaire.

Dans le champ, il pourrait voir à l'oeil nu un problème de drainage ou d'invasion d'insectes ou encore procéder à l'analyse de sols pour vérifier les concentrations de différents minéraux ou l’acidité.

Avec un tracteur équipé d'un GPS et un épandeur adapté, il est possible de doser l'application de fertilisants, par exemple, en fonction des coordonnées GPS.
Avec un tracteur équipé d'un GPS et un épandeur adapté, il est possible de doser l'application de fertilisants, par exemple, en fonction des coordonnées GPS.   Photo : Pierre-Marc Cantin

Des épandages adaptés aux besoins du sol

Un agriculteur qui note une problématique d’acidité de ses sols pourrait, par exemple, entrer les coordonnées GPS des zones problématiques et procéder à un épandage de chaux qui varierait selon les besoins des différents secteurs du champ.

« Ça prend un équipement spécial, explique Pierre-Marc Cantin, dont un épandeur qui est capable de faire varier les doses à appliquer selon les coordonnées GPS du tracteur. »

Certains producteurs possèdent déjà ce genre d’équipement. Les coopératives agricoles ou certaines entreprises d’épandage peuvent également louer les machineries nécessaires aux épandages à taux variable.

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