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Michel Doucet
Audio fil du mercredi 14 février 2018

Parler acadien : Roxann Guerrette s’explique

Publié le

Roxann Guerrette
Roxann Guerrette, étudiante acadienne en France et ancienne présidente de la FÉÉCUM, revient sur ses propos controversés publiés sur Facebook (archives).   Photo : Radio-Canada / Vincent Lehouillier

L'étudiante acadienne Roxann Guerrette reconnaît que ses propos controversés sur le parler acadien avaient pour but de choquer les gens, mais c'était pour dénoncer une barrière entre les langues en Acadie.

Les commentaires publiés sur Facebook par cette ancienne présidente de la Fédération des étudiantes et étudiants du Campus universitaire de Moncton (FÉÉCUM) font réagir les gens depuis deux jours.

« Depuis mon arrivée en France, je me demande quel était le but des francophones canadiens de se battre pour conserver leur langue? ON PARLE MAL », a-t-elle écrit sur sa page Facebook, lundi.

Roxann Guerrette éprouve elle-même des difficultés en français, mais il ne faut en avoir honte, souligne-t-elle.

« Même moi par exemple je suis étudiante au doctorat et je fais beaucoup d’erreurs en français. Pendant que j’étais présidente de la FÉÉCUM, j’écrivais en anglais sur mon Facebook et les gens m’ont dit que je devais écrire en français, mais je fais trop de fautes en français. Donc, on n‘est pas à l’aise dans notre langue. Moi, je ne suis pas à l’aise dans ma langue, mais je n’ai pas honte de ma langue », affirme Mme Guerrette.

Sa sortie a généré des centaines de commentaires sur les médias sociaux. Cela ne l’a pas étonnée.

« Le but était de choquer les gens, dit-elle. Je voulais que les gens réalisent que ce qui m’a touché le plus en France, ce n’est pas le fait que j’ai un accent. C’est le fait qu’il n’y a aucune querelle entre le français et l’anglais. C’est un peu rafraîchissant. »

En Acadie, par contre, selon elle, il existe une barrière entre les langues française et anglaise, une barrière qu’elle souhaite voir disparaître.

« Je veux au moins que les gens pour la Saint-Valentin arrêtent de critiquer les autres. Est-ce qu’on peut arrêter de critiquer l’anglophone qui essaie de parler français? Est-ce qu’on peut arrêter de critiquer le francophone qui fait des erreurs en français? [...] Est-ce qu’on peut vivre pour la première fois en Acadie ensemble et s’aimer entre français et anglais? », conclut Roxann Guerrette.

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