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Yves Larouche
Audio fil du lundi 12 février 2018

Le dossier des framboises contaminées expliqué par un expert

Publié le

Sylvain Charlebois, professeur en distribution et politiques agroalimentaires, Université de Dalhousie
Sylvain Charlebois, Université de Dalhousie   Photo : Radio-Canada

Le dossier des framboises chinoises qui auraient rendu malades de nombreux Québécois l'été dernier suscite beaucoup d'interrogations. La région a été particulièrement affectée par l'affaire, puisque 345 des 724 cas de norovirus ont été recensés sur le territoire du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec.

Selon Sylvain Charlebois, doyen de la faculté de Management à l’université de Dalhousie à Halifax, ce genre de situation peut survenir, et ce, même si le niveau de salubrité est « plus important qu’il y a 20 ans ».

Les systèmes élaborés d’échanges commerciaux et la globalisation des marchés exposent différents pays à des contaminations alimentaires, d’après lui.

Dans le cas des framboises contaminées, le professeur précise que les fruits n’étaient pas vendus entiers, mais plutôt en tant qu’ingrédient entrant dans la fabrication de coulis ou de muffin. Il suppose que les transformateurs, attirés par les économies, se seraient alors retrouvés avec de mauvais produits.

La Chine, réelle coupable?

Sylvain Charlebois insiste : si la Chine est à blâmer pour cette affaire, ce n’est pas nécessairement en raison de ses règlements sanitaires.

Il affirme qu’après le scandale du lait contaminé à la mélamine survenu en 2008, les autorités chinoises ont augmenté leurs standards de façon significative.

Par contre, c’est de faire suivre ces règles-là qui est très compliqué en Chine.

Sylvain Charlebois, doyen, faculté de Management à l'université de Dalhousie

L’application des règlements serait passablement complexifiée par « 24 provinces », « des centaines de dialectes », une « topographie compliquée » et plus d’un milliard d’habitants.

Le Canada vulnérable

Au-delà de la problématique chinoise, le Canada aurait lui aussi joué un rôle dans l’éclosion de ces cas de norovirus, selon Sylvain Charlebois.

Il explique que même si les normes en transformation alimentaire sont « très élevées » au Canada, ce sont les frontières qui posent problème.

« On avait déjà calculé le nombre de produits qui est inspecté à l’importation, raconte Sylvain Charlebois. On croit, sincèrement, qu’il y a à peine 1 % des produits qui arrivent d’ailleurs qui sont vérifiés, inspectés, testés, etc. »

Pour appuyer ses dires, le professeur indique que le pays importe plus de 80 % des fruits et des légumes consommés sur son territoire. Cette donnée aurait pour effet de rendre le Canada « vulnérable », selon lui.

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