« Sans oui, c'est non! » martèlent à l'unisson les universités québécoises

La campagne « Sans oui, c'est non! » La campagne « Sans oui, c'est non! »  Photo :  www.sansouicestnon.ca

Les universités québécoises s'unissent pour lancer un message sans équivoque : « Sans oui, c'est non! », une campagne de sensibilisation contre la violence à caractère sexuel sur les campus qu'ils ont lancée lundi.

Dans tout la province, 16 établissements universitaires et 19 associations étudiantes regroupant près de 185 000 étudiants et plus de 50 000 employés participent à cette initiative.

Elle vise à prévenir le harcèlement sexuel, les agressions et les autres inconduites à connotation sexuelle.

« Ça fait déjà quelques années que la question de la culture du viol fait les manchettes et, plus spécifiquement, cette problématique sur les campus universitaires, tant au Canada qu'ailleurs, met en lumière l'importance d'agir de façon à contrer les fausses croyances qui banalisent les violences à caractère sexuel et qui culpabilisent les victimes », a expliqué en entrevue à ICI RDI le recteur de l'Université de Montréal, Guy Breton, qui préside le Bureau de coopération interuniversitaire.

Il importe d'élaborer des « stratégies communes en faisant évoluer les comportements et les mentalités », a ajouté M. Breton, qui a plaidé pour la « nécessité d'un dialogue ».

« Un élément important [de cette campagne], c'est de bien définir le consentement », a-t-il souligné.

La campagne permettra aussi de faire connaître les ressources existantes et d'« impliquer [...] l'ensemble de la communauté » afin de mieux l'outiller pour prévenir les agressions.

Elle a pour porte-parole le rappeur Koriass et la chroniqueuse Véronique Grenier, qui a souligné que « près d'une femme sur trois a été victime d'une agression sexuelle ».

Changer les mentalités « est un point de départ pour amorcer un nécessaire changement de culture », a de son côté soutenu Koriass.

Celui-ci a déjà mentionné, notamment à l'émission Tout le monde en parle, que sa conjointe avait déjà été victime de viol.

La campagne découle d'une initiative de l'Université de Montréal, de son Bureau d'intervention en matière de harcèlement et de la Fédération des associations étudiantes de l'Université de Montréal (FAÉCUM), lancée en décembre 2014.

La campagne se déploie aussi sur le web : www.sansouicestnon.ca.