Pornographie juvénile : 7 présumés pédophiles retourneront en cour demain

Radio-Canada avec CBC
Huit accusés se sont présentés en cour pour présenter une demande de remise en liberté, mais l'un d'eux s'est désisté. Huit accusés se sont présentés en cour pour présenter une demande de remise en liberté, mais l'un d'eux s'est désisté.  Photo :  Radio-Canada

L'enquête sur remise en liberté de 7 des 14 présumés pédophiles arrêtés il y a quelques semaines dans le cadre de l'opération Malaise se poursuivra mercredi.

Les sept accusés ont demandé d'être remis en liberté mardi au palais de justice de Montréal. Devant l'objection de la Couronne, un huitième accusé - Francis Perron - y a renoncé. 

À la demande de la procureure de la Couronne, Cynthia Gyenizse, qui s'oppose à la remise en liberté des accusés, l'enquêteuse Isabelle Dauphinais de la Sûreté du Québec a commencé à exposer à la juge Julie Riendeau les détails de l'enquête qui a mené aux 14 arrestations. La juge décidera par la suite si elle remettra les accusés en liberté. Les détails de l'enquête relatés en cour sont toutefois frappés d'un interdit de publication.

Me Gyenisze a indiqué aux journalistes qu'elle demande que les accusés demeurent incarcérés pour éviter qu'ils ne récidivent et par souci des réactions du public s'ils étaient libérés maintenant.

Les huit accusés ayant comparu ce matin:

. Jonathan St-Pierre, 28 ans
. Claude Paquette, 31 ans
. Kenneth Jodoin, 40 ans
. Francis Perron, 46 ans
. Jean-Marc St-Hilaire, 66 ans
. André Faivre, 67 ans
. Roger Lepage, 74 ans
. Simon Brochu, 34 ans

Les 14 présumés pédophiles arrêtés à la fin du mois de janvier sont accusés de possession, de production et de distribution de pornographie juvénile. Certains sont aussi accusés d'avoir donné des conseils à d'autres présumés pédophiles afin de les aider à commettre des actes criminels, notamment à avoir des contacts sexuels avec des mineurs.

Cinq d'entre eux ont déjà été libérés jeudi dernier en attendant leur procès. Ils doivent respecter une longue liste de conditions dont: remettre tous leurs appareils qui permettent un accès à Internet, remettre leur passeport, ne pas aller dans un café Internet, ne pas se rendre dans des endroits où se trouvent des enfants, comme des garderies et des centres communautaires, et ne pas occuper un emploi ni se chercher un travail leur permettant d'être en situation d'autorité sur des personnes de moins de 16 ans.

Le quatorzième accusé, Vincent Rodrigue, a renoncé à présenter une demande de remise en liberté provisoire puisqu'il était déjà incarcéré, pour une autre affaire criminelle, lors de son arrestation. L'homme de 39 ans demeurera ainsi détenu jusqu'à la fin de son procès.

L'opération Malaise a été menée par la Sûreté du Québec (SQ) et par divers corps de police municipaux sur une période de plus de deux ans. Les personnes arrêtées échangeaient entre elles sur un forum de discussion sur Internet. Elles auraient partagé leurs expériences personnelles, notamment quant aux tactiques pour attirer et leurrer des enfants et aux endroits où il est le plus facile de les approcher.

C'est un agent double qui a mis fin aux activités du groupe qui s'était constitué en véritable club social.

Un quinzième homme, Jessy Giroux, qui possède une adresse à Toronto, est toujours recherché par la police. Il est à l'étranger.