Un chef de la C.-B. presse l'ONU d'empêcher l'extinction des langues autochtones

La Presse Canadienne
Des écritures cries. Des écritures cries.  Photo :  ICI Radio-Canada

Un chef autochtone de la Colombie-Britannique a lancé un cri d'alarme, cette semaine aux Nations unies, afin de sauver de l'extinction les langues indigènes de la planète, « qui méritent l'attention du monde autant que les sites patrimoniaux ».

Edward John, membre du Forum permanent de l'ONU sur les questions autochtones, a admis en conférence de presse, jeudi, que les monuments historiques sont importants, mais il a précisé que les langues vernaculaires constituent « la composante essentielle du patrimoine culturel » et qu'elles devraient donc bénéficier de la même attention de la part de la communauté internationale.

M. John a prononcé l'allocution de clôture d'une conférence des Nations unies qui a réuni pendant trois jours des experts afin de discuter des moyens de revitaliser la plupart des 6000 à 7000 langues encore parlées par des peuples autochtones dans le monde.

Le chef canadien a conclu de cette conférence qu'il faut en priorité mettre l'accent sur la langue parlée, davantage que sur les dictionnaires ou les livres.

Edward John a rappelé le discours du secrétaire général des Nations unies devant le Forum permanent, en mai 2011, où Ban Ki-moon déplorait qu'« une langue aborigène disparaît à toutes les deux semaines, et que les cultures autochtones sont menacées d'extinction ».

Selon le grand chef de la nation Tl'azt'en, en Colombie-Britannique, les gouvernements doivent s'engager de toute urgence à identifier les langues vernaculaires dans leur pays, ainsi que le nombre et l'âge de leurs locuteurs, afin de dresser un portrait global de la situation - ce qui n'a jamais été fait. Ensuite, on pourra revitaliser les langues qui sont le plus menacées.