Québec ampute le budget du Conseil des arts et des lettres de 2,5 millions

La ministre de la Culture et des Communications, Hélène David La ministre de la Culture et des Communications, Hélène David  Photo :  PC/Jacques Boissinot

Le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) subit une coupe surprise de 2,5 millions de dollars de son budget.

Au ministère de la Culture du Québec, on affirme que ces compressions s'inscrivent dans le vaste effort collectif qui est exigé de l'ensemble de l'appareil gouvernemental afin d'atteindre l'équilibre budgétaire. Un porte-parole du Ministère soutient que les coupes n'affecteront pas les artistes, mais qu'il s'agit plutôt, pour les organismes culturels, d'un exercice « d'optimisation des structures ». Autrement dit, d'une cure minceur sur le plan administratif.

Au CALQ, on dit également que les créateurs ne devraient pas subir les effets de cette réduction de budget.

Le printemps dernier, le gouvernement avait revu à la hausse le budget du CALQ, le faisant passer de 95 à 106 millions de dollars.

Pessimisme au Mouvement pour les arts et les lettres

C'est le Mouvement pour les arts et les lettres (MAL) qui a, le premier, transmis par voie de communiqué, mardi, l'annonce de cette coupe budgétaire.

Le porte-parole du MAL, l'écrivain Stanley Péan, réclame de toute urgence une rencontre avec la ministre de la Culture, Hélène David, afin d'avoir une meilleure compréhension de cette soudaine annonce de compressions.

Selon M. Péan, cette coupe dans les crédits du CALQ « frappe dur et vise pour la première fois les programmes de base ». Les programmes de base consistent en des bourses et des subventions aux créateurs et aux organismes de production, de diffusion et de service.

Le MAL dénonce aussi le fait que le couperet tombe ainsi à la veille de la fête nationale du Québec, soit des mois après l'adoption du budget et l'étude des crédits en commission parlementaire. Pour Stanley Péan, il y a quelque chose de « sournois » dans cette annonce.

L'UNEQ est surprise

Du côté de l'Union des écrivains du Québec (UNEQ), on se dit « très étonné et désolé ». « Ce n'est pas ce qu'on avait compris, a déclaré Francis Farley, de l'UNEQ, on ne s'attendait pas à ce que les subventions de fonctionnement soient réduites. »

M. Farley estime que les services qu'offre l'UNEQ à ses membres subiront les impacts de cette mauvaise nouvelle budgétaire.

Avec les informations d'Eve Payette

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