Importante restructuration à la Sûreté du Québec

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Alors qu'elle est confrontée à des restrictions budgétaires, la Sûreté du Québec s'apprête à apporter d'importants changements à son organigramme en fusionnant certaines grandes fonctions.

Le nouveau directeur général, Martin Prud'homme, entré à ce poste la semaine dernière quelques jours après sa nomination, en a fait l'annonce à l'interne jeudi.

Il portera ainsi de cinq à trois le nombre des grandes fonctions de la structure de l'organisation.

Celle de l'intégrité de l'État sera fusionnée à celle des enquêtes criminelles. Jocelyn Latulippe sera à la tête de cette position stratégique. Il aura Michel Forget comme adjoint.

La fonction de surveillance du territoire sera fondue avec celle des Affaires corporatives. La nouvelle entité sera dirigée par Luc Filion.

La fonction de l'administration restera inchangée, mais on ignore qui la dirigera.

Gaétan Guimond agira comme conseiller spécial auprès du directeur général.

Marcel Savard, qui était aux affaires corporatives, sera réaffecté au ministère de la Sécurité publique en tant que directeur général adjoint à la sécurité dans les palais de justice et des affaires autochtones et du Nord.

Les changements entreront en vigueur le 12 novembre.

Des modifications importantes

L'analyste en affaires policières Michel Martin, qui a travaillé 35 ans à la SQ, souligne que le nouveau directeur général, un ancien sous-ministre à la Sécurité publique, est le troisième à occuper ce poste en un peu plus de deux ans.

« L'organisation doit donc de nouveau composer avec une nouvelle vision qui accompagne l'arrivée de toute nouvelle direction », a-t-il expliqué en entrevue au réseau RDI.

Cette fois-ci, les changements annoncés sont « majeurs », dit-il, particulièrement dans le cas des enquêtes criminelles et de l'intégrité de l'État.

« Je n'ai jamais vu ça. Ce sont deux grandes sphères d'activités [mises] ensemble », fait-il remarquer. « La charge de travail va être énorme », ajoute-t-il, estimant que cela pourrait s'avérer « difficile à gérer ».

La SQ doit elle aussi composer avec les compressions budgétaires imposées par le gouvernement Couillard.

En septembre, Radio-Canada révélait que l'organisation devrait supprimer 30 millions de dollars en dépenses d'ici l'an prochain.

La direction de la SQ avait déjà sélectionné une trentaine de mesures, dont la suspension temporaire de l'embauche et une limite sur les heures supplémentaires et les primes.

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