Un député libéral réélu visé par une enquête de l'UPAC

Le reportage d'Alain Gravel

Exclusif - Radio-Canada a appris qu'un député libéral réélu au sein de l'équipe de Philippe Couillard fait l'objet d'une enquête de l'Unité permanente anticorruption (UPAC). Outre ce député, trois ex-parlementaires sous le gouvernement de Jean Charest sont visés par les enquêteurs.

Un reportage de Alain GravelTwitterCourriel

Au lendemain de sa victoire, le premier ministre élu Philippe Couillard a promis qu'il ne ferait pas de compromis sur l'intégrité.

« S'il y a des faits avérés, des choses sérieuses, elles seront certainement vérifiées avant la nomination. On a besoin de montrer et de pratiquer le contrôle le plus grand possible et la transparence la plus grande possible », avait-il déclaré.

Cette tâche risque d'être particulièrement ardue si on en croit un document dont nous avons obtenu copie, et qui fait état d'au moins trois enquêtes visant des gens gravitant autour du PLQ sous les mandats de Jean Charest, incluant quatre élus.

Outre les projets Lierre et Joug qui sont déjà connus, il y a aussi le projet Justesse, dont les enquêtes portent essentiellement sur des soupçons :

  • d'abus de confiance;
  • de corruption;
  • de fraude;
  • de transactions illégales;
  • de financement illégal du PLQ.

La première salve de l'UPAC a eu lieu l'été dernier avec une perquisition au siège social du PLQ, rue Waverly, à Montréal. Une opération qui était restée secrète pendant deux mois.

Depuis, les policiers sont plus actifs que jamais. Les perquisitions se sont multipliées. Déjà, on a pu voir dans les documents de perquisition rendus publics les noms de Nathalie Normandeau, Marc-Yvan Côté et Violette Trépanier. Mais selon ce que nous avons appris, les enquêtes policières ratissent de plus en plus large.

Les policiers ont dans leur mire des organisateurs politiques, des dirigeants d'entreprise et des hauts fonctionnaires. Il est même question d'un volet touchant des versements d'argent retrouvés dans des comptes aux Bahamas, un paradis fiscal.

Dans le projet Joug, on retrouve entre autres le nom d'un député qui vient tout juste d'être réélu.

À ce jour, aucune personne n'a été accusée dans le cadre de ces enquêtes. Mais on constate que l'UPAC a repris du service depuis la fin de la campagne électorale, avec notamment de premières perquisitions liées au dossier des compteurs d'eau à Montréal.

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