Les Québécoises conservent un taux de fécondité supérieur au reste du Canada

Bébé et son biberon (archives)

Pour une cinquième année consécutive, l'Institut de la statistique du Québec confirme la croissance démographique du Québec par rapport au reste du pays.
Mais si le taux de fécondité des Québécoises est plus élevé que dans les autres provinces, ce n'est pas suffisant pour augmenter le poids démographique du Québec au Canada, qui se situe toujours à 23 %.

En 2011, le nombre d'enfants par femme était de 1,69 au Québec et de 1,61 dans l'ensemble du Canada.

« La différence n'est pas énorme, mais au début des années 2000 et précédemment, c'était plutôt l'inverse : le Québec était sous la fécondité du Canada », explique le démographe Frédéric Payeur, de l'Institut de la statistique du Québec.

L'Institut de la statistique ne s'avance toutefois pas à expliquer la raison derrière cette hausse du taux de fécondité. Selon M. Payeur, l'explication est complexe et relève d'un ensemble de facteurs socio-économiques plus large que les programmes de places en garderie à 7 $ ou des congés parentaux.

« C'est sûr qu'on voit certaines corrélations avec l'apparition de certains programmes, mais la fécondité a augmenté autour des années 2005, 2006 et 2007 partout ailleurs, même là où il n'y a pas eu de programme d'assurance parentale », a fait valoir le démographe, qui refuse d'y voir un lien direct.

Les Québécois vivent plus longtemps

Le taux de fécondité n'est pas le seul indicateur à la hausse. L'espérance de vie des Québécois a finalement rattrapé la moyenne canadienne, pour se situer à 78,6 ans pour les hommes et à 83,2 ans pour les femmes.

La Colombie-Britannique est encore la province où l'on vit le plus longtemps. Le Québec arrive au troisième rang, juste derrière l'Ontario.