Le 70e anniversaire de la bataille de l'Atlantique souligné au pays

Radio-Canada avec La Presse canadienne
Les célébrations du 70e anniversaire de la bataille de l'Atlantique ne font pas l'unanimité

Des cérémonies de commémoration du 70e anniversaire de la bataille de l'Atlantique se sont déroulées dimanche partout à travers le Canada, comme à Québec, où le ministre des Anciens Combattants Steven Blaney a participé en matinée à un événement dans le port de Québec.

Des représentants de la Marine royale canadienne, de l'Aviation royale canadienne ainsi que des vétérans de la Marine marchande, des Corps des cadets de la ligue navale et d'autres invités ont rendu hommage aux vétérans.

Rappelons que le premier dimanche de mai de chaque année, la communauté navale canadienne se souvient des Canadiens qui ont perdu la vie dans la plus longue campagne de la Seconde Guerre mondiale.

La bataille de l'Atlantique a été un moment déterminant pendant le conflit, qui s'est étalé de septembre 1939 à mai 1945. La Marine royale canadienne a perdu 2000 combattants. Quelque 1700 membres de la Marine marchande ont péri, de même que 900 membres de l'Aviation royale canadienne.

Le ministre des Anciens Combattants Steven Blaney Le ministre Blaney

Le ministre des Anciens Combattants Steven Blaney tenait à être présent dimanche matin afin d'honorer la mémoire des Canadiens et des Québécois qui ont péri dans la bataille de l'Atlantique.

« C'est une des plus grandes batailles de l'histoire et les Québécois se sont illustrés. On en a ici parmi nous aujourd'hui. Ce qui est particulièrement touchant, c'est d'avoir des gens de Lévis et de Québec qui ont connu les gens [...] qui ont donné leur vie pour se battre contre les Allemands et une arme terrible, les sous-marins. »

Même si la bataille de l'Atlantique s'est déroulée sur six ans, le mois de mai 1943 est reconnu comme étant le tournant de cette bataille, lorsque les Alliés ont pris le dessus face à la menace des sous-marins allemands.

La députée néo-démocrate Annick Papillon La députée néo-démocrate Annick Papillon

Une révision de l'histoire?

Au moment où le gouvernement fédéral estime qu'un devoir de mémoire s'impose, d'autres jugent disproportionnés les efforts déployés par Ottawa pour glorifier les batailles militaires du passé auxquelles des Canadiens ont pris part.

C'est le cas d'Annick Papillon, députée néo-démocrate dans la circonscription de Québec. « Je suis une passionnée d'histoire. Je ne comprends pas pourquoi ce gouvernement-là accorde autant d'importance au passé militaire, à tout ce qui est histoire militaire », déplore-t-elle.

Le souhait d'Ottawa d'examiner l'enseignement de l'histoire dans les établissements primaires, secondaires et postsecondaires, même si l'éducation est un champ de compétence qui relève des provinces, irrite également Annick Papillon. « On change complètement les piliers de l'histoire canadienne puis ça, c'est un problème », lance-t-elle.

Selon le ministre Blaney, il faut prendre tous les moyens afin d'enseigner à la jeune génération l'importance du sacrifice des Canadiens et Canadiennes qui se sont battus pour la liberté.