L'OQLF révise son processus de traitement des plaintes

Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Le reportage de Pasquale Harrison-Julien

L'Office québécois de la langue française (OQLF) procédera à une vérification interne de son processus de traitement des plaintes, a annoncé lundi la ministre responsable de l'organisme, Diane De Courcy.

Depuis quelques jours, des commerçants témoignent du zèle de certains inspecteurs de l'OQLF.

Entre autres, un établissement italien de Montréal, le Buonanotte, a dénoncé la semaine dernière le fait qu'on lui ait reproché l'utilisation de mots italiens, dont « pasta » sur son menu. À la suite de reportages et de vives critiques dans les médias sociaux, l'OQLF a admis un « excès de zèle » et a invoqué une exception au règlement relative aux spécialités étrangères.

La ministre Diane De Courcy avait également fait valoir que l'OQLF ferait davantage attention à l'avenir.

L'Office a d'ailleurs annoncé lundi qu'elle retirait officiellement sa plainte contre le Buonanotte.

À la suite de cet événement, un autre restaurateur montréalais a expliqué que les inspecteurs avaient des problèmes avec une décoration murale, souvenir d'une plage de l'Île-du-Prince-Édouard, qui arbore le mot Exit (sortie).

« Malheureusement, certains résultats d'enquête prêtent le flanc, avec raison, à des critiques très sévères. Cela n'est pas souhaitable, ni pour les commerçants, ni pour le personnel de l'Office, ni pour les francophones ou les anglophones », a indiqué la ministre De Courcy dans un communiqué, annonçant la révision du processus du traitement des plaintes.

Les résultats de cette vérification seront rendus publics d'ici la mi-mars.

Une controverse qui fait le tour du monde

L'histoire du Buonanotte a fait couler beaucoup d'encre. Selon Influence Communication, la mésaventure du restaurateur du boulevard Saint-Laurent avec l'OQLF a eu droit à une couverture médiatique 60 fois plus importante que le plus récent voyage à New York de la première ministre Pauline Marois, en décembre dernier.

La controverse a fait l'objet de 350 articles dans 14 pays, dont l'Australie.