Sommet sur l’enseignement supérieur

Les frais de scolarité ne doivent pas éclipser les autres enjeux, dit la CSQ

La présidente de la CSQ, Louise Chabot La présidente de la CSQ, Louise Chabot

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) espère que la question des frais de scolarité ne viendra pas éluder les autres enjeux qui doivent être abordés au Sommet sur l'enseignement supérieur qui s'ouvre lundi.

L'accessibilité et la mission du réseau font partie des dossiers essentiels que compte défendre la CSQ. De plus, l'accessibilité ne se limite pas seulement à des questions financières : elle dépend également de l'offre pédagogique et de la localisation géographique.

La présidente de la CSQ, Louise Chabot, souhaite d'ailleurs que des discussions se poursuivent au-delà de la fin du Sommet afin de jeter les pistes de l'enseignement supérieur de demain. Elle compte enter autres que soient redéfinies les règles de gouvernance et d'imputabilité, de même que la mission même des établissements d'enseignement, ce qui ne peut se faire en accéléré, en moins de deux jours de discussions.

Louise Chabot juge par ailleurs que dans le cahier des participants, le secteur collégial se retrouve négligé. Selon elle, c'est le « grand oublié » de ce sommet.

Elle souligne que le taux de diplomation, chez les jeunes de moins de 20 ans, stagne autour de 74 %. Il importe, selon Louise Chabot, d'agir en amont, en proposant des moyens de réussite pour tout le parcours scolaire. En ce sens, l'université et le cégep n'ont pas le monopole de la réussite.

La CSQ insiste aussi sur l'occasion à saisir afin de faire de ce sommet un lieu de réflexion de ce que doit être le réseau d'enseignement, au Québec. En ce sens, tous les enjeux qui touchent aux études post-secondaires devraient être abordés.

En ce qui a trait à l'issue et à la recherche du consensus, Louise Chabot souhaite que l'exercice ne mène pas à une impasse et pour ce faire, il ne faut pas que les dés soient pipés d'avance. Selon elle, les propositions doivent être sincères et permettre des discussions.

Louise Chabot répète par ailleurs que cet exercice, ne doit pas porter, comme ce fut le cas depuis des mois, uniquement sur les frais de scolarité ou sous le volet économique.

La Presse Canadienne