La commission Charbonneau

Robert Marcil attendu à la commission Charbonneau

Robert Marcil

L'ancien directeur de la réalisation des travaux à la Ville de Montréal Robert Marcil est attendu la semaine prochaine à la commission Charbonneau. Cet ancien haut fonctionnaire a rencontré les enquêteurs de la commission l'automne dernier, mais il a toutefois refusé de rencontrer les procureurs.

Le nom de Robert Marcil a surgi à de nombreuses reprises depuis le début des travaux.L'ingénieur retraité Gilles Surprenant, corrompu par plusieurs entrepreneurs, a déclaré à la commission que Robert Marcil avait lui aussi réclamé sa part du gâteau.

D'ailleurs, le président de la compagnie Garnier Construction, Giuseppe Borsellino, a admis avoir invité Robert Marcil et sa conjointe en Italie en août 2008. Ce voyage qui réunissait 8 personnes a coûté près de 50 000 $ à M. Borsellino, qui a dit avoir besoin de soigner ses relations avec les représentants de la Ville de Montréal.

Robert Marcil a démissionné de son poste en 2009 après que la Ville eut été prévenue de ce voyage aux frais d'un entrepreneur qui obtenait beaucoup de contrats à Montréal.

Selon les témoins entendus jusqu'à maintenant, la collusion dans l'octroi des contrats publics à Montréal n'aurait pas été possible sans la complaisance et la collaboration de cet ancien haut fonctionnaire.

Le PDG de la firme Génius Conseil, Michel Lalonde, a aussi affirmé dans son témoignage en janvier qu'il avait déjà remis un montant de 2000 $ à Robert Marcil qui était destiné à un membre d'un comité de sélection. M. Lalonde ignorait alors que M. Marcil faisait partie de ce comité de sélection. Il n'a jamais su à qui était véritablement destiné le pot-de-vin.

L'analyste enquêteur Guy Desrosiers devrait conclure son témoignage dès lundi avec le dépôt d'une série de rapports qui démontrent que les dirigeants de la Ville de Montréal étaient bien informés de la situation dès la fin des années 90.

Plusieurs études démontrent que Montréal était un marché fermé, que seules quelques entreprises obtenaient la majorité des contrats et que le coût des travaux dans la métropole était de 30 % à 40 % plus élevé que dans les autres villes de la province.

Un reportage d'Isabelle Richer

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