La GRC se dote d'une base de données d'empreintes des paumes de la main

Un empreinte de la main entière, incluant la paume Un empreinte de la main entière, incluant la paume  Photo :  Ohio Attorney General's Office

La Gendarmerie royale du Canada se munira bientôt d'un nouvel outil pour résoudre certains dossiers qui dorment dans les cartons: les empreintes de la paume de la main.

La nouvelle base de données sera en fonction dès le mois prochain. Les paumes de la main constituent un moyen aussi efficace pour identifier une personne que les empreintes digitales. Les policiers affirment qu'ils retrouvent des empreintes de ce genre sur environ 30 % des scènes de crime.

Les enquêteurs utilisaient déjà l'empreinte des paumes de la main pour identifier les suspects. La nouveauté, c'est la base de données qui facilitera leur travail en leur donnant accès aux mêmes outils que pour les empreintes digitales.

Les 26 services de police du Canada pourront répertorier et chercher des empreintes. Au départ, la base de données ne contiendra que les empreintes de gens qui viennent d'être appréhendés, mais la GRC encourage les policiers à envoyer toutes empreintes trouvées sur une scène de crime.

Les enquêteurs pourront ensuite comparer des empreintes recueillies lors de crimes non élucidés avec les empreintes de la nouvelle base de données afin, espère la GRC, de pouvoir résoudre plusieurs dossiers, à commencer par des meurtres.

Voleurs curieux

« Auparavant, nous n'avions pas de façon de chercher les empreintes des paumes », explique Alain Bouchard, directeur de Service d'identification judiciaire de la GRC, à Ottawa. « Si je voulais identifier une paume de la main, j'avais besoin d'avoir un suspect. Quelqu'une venait me dire: « Je crois que Joe est coupable. Voici l'empreinte de la paume de Joe. » et nous faisions la comparaison à mon bureau. »

M. Bouchard raconte que les policiers trouvent souvent des empreintes de paume sur les fenêtres. « Nous les trouvons souvent lors des entrées par effraction », illustre-t-il, ajoutant qu'elles se produisent généralement lorsqu'un voleur regarde par la fenêtre si les propriétaires du domicile sont à la maison.

Avec CBC.ca